Réflexions sur la prédication

Réflexions sur la prédication

📖 Homilétique 🕐 03/02/2026
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Homilétique

Pistes de réflexion pour la prédication

1. Introduction

Ce petit document est un ensemble de réflexions sur l'homilétique, c'est-à-dire, la manière d'organiser sa prédication afin d'être efficace lors de l'exercice oratoire.

Ce document ne prétend nullement être une recette, clé en main. L'humble ambition est plutôt de donner une liste d'ingrédients à utiliser (ou pas) à bon escient.

Si je devais prendre une autre métaphore, ce n'est pas un manuel de montage, mais plus simplement un ensemble d'outils à utiliser (ou pas) selon les besoins et les circonstances.

2. Définition

Selon Wikipédia, l'homilétique, du grec ancien ὁμιλητική τέχνη, homiletikḗ téchnē (« art de convaincre une foule », de ὁμιλος, homilos, « attroupement »), est l'application des méthodes de la rhétorique au domaine religieux.

Elle concerne l'art de l'éloquence des prédicateurs s'adressant à une assemblée.

Pour nous, elle prend la forme d'une prédication. Et le but d'une prédication est d'apporter un enseignement biblique, c'est-à-dire, mettre en lumière une vérité divine sur la base de l'exégèse des Saintes Écritures.

Cette vérité est confrontée aux mensonges du Diable, d'où la nécessité de convaincre l'auditoire.

2.1. Convaincre ? Pensée humaine ou spirituelle ?

D'emblée, on peut se poser la question si cet objectif est biblique ou non ?

La réponse est clairement oui !

Nous prêchons pour convaincre la foule et cela est un objectif biblique !

Connaissant donc la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les hommes ; Dieu nous connaît, et j'espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi. (2 Corinthiens 5 : 11)

Paul dira plus loin :

Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. (2 Corinthiens 10 : 4)

Il faut bien être conscient que le prédicateur est en guerre. Il ne se bat pas contre la chaire et le sang (autrement dit, l'auditeur ou les faux docteurs), mais contre les esprits mauvais qui retiennent captifs les hommes dans des forteresses de mensonges.

Le prédicateur a la mission de libérer les esprits en ouvrant les grilles de la prison par la vérité. Et ainsi, l'église sera forte et puissante. A contrario, si le prêcheur est faible, il affaiblira l'église avec lui ☹

2.2. L'arme du prédicateur

Si l'homme de Dieu est un guerrier, il ne combat pas avec n'importe quelle arme.

Paul dira au pasteur Timothée :

Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. (2 Timothée 3 : 16-17)

Nous voyons encore le but : convaincre ! Mais ce qui nous intéresse ici est Paul enjoint son interlocuteur d'utiliser l'épée de l'Esprit : la Bible.

La Bible est le cœur de notre message. Il est donc important pour l'homme de Dieu d'en être imprégné pour donner de la consistance à son message.

Si on prend l'image de la nourriture, la consistance est la valeur nutritive du prêche. Non seulement la prédication doit être dépourvue de « mal-bouffe », mais en plus, elle doit contenir les vitamines, les oligo-éléments …

Une foi de plus, l'enjeu est la bonne santé spirituelle de l'assemblée.

3. La consistance du contenu

Voici quelques vitamines essentielles, classées par ordre d'importance.

3.1. Avoir une bonne culture biblique

Avant tout, un message doit baigner dans une soupe de culture biblique.

Parfois, un simple verset peut faire l'objet d'une série de messages à lui tout seul. Parfois, 5 chapitres peuvent être prêchés en une matinée.

Dans tous les cas, si nous voulons avoir de la consistance, il est bon de connaître sa Bible :

  • Connaître les grandes phases de l'histoire de l'humanité
  • Connaître le thème de chaque Livre
  • Connaître le plan de chaque Livre
  • Connaître le plus de références possible
  • Connaître le plus de versets par cœur possible

Autant le dire tout de suite : c'est le programme de toute une vie.

Mais si on veut faire mouche, on ne peut pas se permettre de faire un hors sujet !

Donc, ça demande du travail et pour être efficace, il faut avoir une discipline systématique. Par exemple, pourquoi ne pas se faire un plan d'étude de toute la Bible sur un an, suivi d'une année de lecture brute complète de la Bible.

Nous sommes tous différents, avec des capacités différentes. Nous aurons donc des disciplines différentes, mais tous, nous devons travailler dur.

3.2. Travailler sa profession de foi

Il ne faut pas confondre la « confession de foi » et la « profession de foi » :

  • La confession de foi est l'ensemble des croyances autour desquelles l'assemblée à décider de s'accorder.
  • La profession de foi est l'ensemble des croyances personnelles de tout un chacun, à titre individuel.

Autant le dire tout de suite : en général, la profession de foi personnelle se rapproche de la confession de foi de l'église ; sinon, il y aura de gros soucis dans le ministère.

Mais, comme chacun est unique, nos sensibilités et nos expressions diffèrent des uns des autres.

Ainsi, une autre façon de donner de la consistance à ses messages est d'avoir des convictions précises sur les différentes doctrines systématiques : théologie, sotériologie, pneumatologie, hématologie, angiologie, eschatologie … ainsi que sur les grands thèmes comme le mariage, l'héritage, le royaume, le premier-né, les sacrifices, la Loi … sans oublier les personnages.

Mais au-delà de toutes ces doctrines, une doctrine doit être maîtrisée, car d'elle dépendent toutes les autres :

la christologie : la doctrine des doctrines.

Ainsi, un message est basé sur la Bible et si on veut être plus précis, un message est basé sur ce que nous croyons de la Bible or, nous croyons que tous les versets mènent de manière directe ou indirecte à l'exposition de la gloire de Dieu, manifestée par/pour Jésus-Christ, par la puissance du Saint-Esprit.

Aussi, j'invite les prédicateurs à rédiger leur profession de foi et à l'améliorer d'année en année.

Si on travaille sa profession de foi, cela donnera une direction naturelle aux messages et son expression orale deviendra plus fluide.

Mais si on est emporté à tout vent de doctrine, cela se ressentira dans les messages.

3.3. Les langues anciennes

La Bible est écrite en hébreu et en grec.

Avec les outils modernes, je pense qu'un prédicateur peut/doit aller un peu à la source des mots, car comme on dit, traduire, c'est trahir.

En effet, les traductions font le choix du sens global lorsque d'autres font le choix de la traduction littérale.

Pour ne pas se tromper, une analyse avec les références « Strong » peut aider à la compréhension.

Exemple d'outil : https://emcitv.com/bible/genese.html

3.4. Autres sources

On m'a conseillé de lire beaucoup de livres. Je pense que ça dépend de sa capacité de lecture, mais je fais le choix de comprendre la Bible par la Bible. Maintenant, si j'avais la capacité de lire plus, je lirais plus certainement.

À côté de ça, il ne faut pas oublier les vidéos de streaming, les commentaires bibliques …

Il y a tout un tas d'outils annexes, mais ça doit rester « annexe ». L'homme de Dieu doit avoir une culture biblique qui vient de la Bible.

4. Marquer les esprits

Je frappe, non pas comme battant l'air (1 Corinthiens 9 : 26b)

Un prédicateur frappe fort, précis, et ainsi, il abat les forteresses de mensonges du diable.

Pour cela le prédicateur doit choisir un sujet très précis. Or, « choisir », c'est « renoncer ».

Donc, s'il décide de se choisir une leçon à retenir, c'est qu'il ne prendra pas le temps de traiter toutes les autres leçons qu'offre le texte.

Par exemple, si on prêche sur le Psaumes 23, on pourrait écrire un livre !! Mais l'orateur n'aura que 30 à 60 minutes devant lui ! Et sa mission est de fortifier l'assemblée pour 7 jours.

S'il ne choisit pas un enseignement précis, mais traite 1.000 sujets, l'auditeur ne retiendra rien et ne prendra pas position devant Dieu.

L'homme de Dieu doit donc marquer les esprits et inviter l'assemblée à grandir :

  • Inviter la brebis perdue à se convertir
  • Inviter l'impénitent à la repentance
  • Inviter le chrétien à se sanctifier davantage

4.1. La proposition

La proposition est un très bon outil pour marquer les esprits.

Une proposition est la principale leçon qu'on veut faire passer. Elle doit être exprimée avec le moins de mots possible. Dans l'idéal, elle doit être composée d'un sujet + un verbe + 1 seul complément.

Par exemple, pour le Psaume 23 : « Je me confie en Dieu ».

Il y en a d'autres possibles, mais il vaut mieux s'en tenir à un seul.

La proposition doit être une invitation à une action. C'est la phrase que les gens doivent retenir du message et c'est la phrase qu'ils mettront en pratique dès la sortie du culte.

La proposition à elle seule doit abattre une forteresse de mensonge de sorte que lorsque la tentation viendra, la proposition sera à la fois le bouclier et à la fois l'épée.

De la proposition, le chrétien se souviendra des versets clés puisque tout le message a été rédigé pour cette phrase. En effet, tout le contenu du message est mentionné pour appuyer la proposition.

Ainsi, même si le texte étudié développe d'autres idées profondes, si ça n'éclaire pas la proposition, on préférera les écarter. D'une manière générale, on doit supprimer tout ce qui distrait de la proposition, même si ce sont de bonnes réflexions.

4.2. La proposition, le début de la rédaction

La proposition doit être le premier élément dans la rédaction.

Tant que la proposition n'est pas écrite, il faut continuer de méditer sur le texte, continuer de faire des analyses, des recherches, des lectures annexes … et de prier pour Dieu nous mette le message clair sur le cœur.

C'est seulement après la rédaction de la proposition, écrite noir sur blanc, qu'on peut chercher le titre, le plan, les sous-points, l'introduction, la conclusion …

4.3. Le titre

Le titre est le « teaser » de la proposition. Il est là pour attirer l'éveil de l'assemblée.

En général, c'est un slogan qui énonce la problématique. Aussi est-on enclin à la mettre sous forme interrogative.

Il faut bien noter que le titre est en lien avec la proposition : si le titre est la question qu'on se pose, la proposition est la réponse.

Il est bon de commencer par énoncer le titre du message. Cela prépare l'assemblée à assimiler le développement que l'orateur dévoilera petit à petit.

Exemple pour le Psaume 23 : À qui faisons-nous confiance dans l'épreuve ?

Ainsi, durant tout le message, il peut être bon de redire le titre et la proposition, car le message est la démonstration de la réponse (la proposition).

À chaque idée que le prédicateur exposera, l'orateur doit se dire : A oui, c'est vrai, je dois me confier en Dieu. Le but est que lorsque l'épreuve viendra dans la semaine, le chrétien sera fort, car de lui-même il se posera la question : en qui je me confie ?

Et la réponse viendra d'elle-même : Je dois me confier en Dieu.

4.4. Petit test

À la fin d'un message, demander à un ado ce qu'il a retenu du message. S'il vous ressort la proposition, c'est que vous aurez abattu la forteresse.

5. Le plan

Après avoir trouver la proposition et le titre, il faut commencer à structurer le message à l'aide d'un plan.

Le plan est le squelette du message. Un prédicateur doit connaître par cœur son plan, car même s'il faisait des digressions, il saura revenir sur son chemin.

5.1. Modèle courant

Si on n'est pas habitué à faire des plans, on peut partir sur ce modèle :

  • Introduction
  • Partie 1
    • Sous partie 1.1
    • Sous partie 1.2
    • Sous partie 1.3
  • Partie 2
    • Sous partie 2.1
    • Sous partie 2.2
    • Sous partie 2.3
  • Partie 3
    • Sous partie 3.1
    • Sous partie 3.2
    • Sous partie 3.3
  • Conclusion

Pour aider à faire un plan, il bon d'avoir des modèles tout faits.

5.2. Plan (ou sous-plan) en 3 points

Dans le modèle courant que je propose, 3 est le nombre clé. Un message délivré en trois points suggère une avancée, une progression, une maturation …

Pour gagner en efficacité, il y a beaucoup de schémas en 3 points sur lesquels on peut s'appuyer :

  • Début, milieu, fin
  • Racine, Tronc, fruits
  • Source, rivière, embouchure
  • Bébé, enfant, adulte
  • Pied, corps, tête
  • Couché, assis, debout
  • Être arrêté, marcher, courir
  • Maladie, diagnostic, guérison
  • Pécheur, repentance, chrétien
  • Corps, âme, esprit
  • Moi, les autres, Dieu
  • Jérusalem, la Samarie, les extrémités de la terre
  • … etc …

Toutes ces étapes en 3 points peuvent aider à structure les 3 parties ou une des 3 parties.

5.3. Plan (ou sous-point) en 2 points

Le modèle en 2 points suggère les oppositions :

  • Mort / Vie
  • Jour / Nuit
  • Dieu / Satan
  • Esprit / Chaire
  • Marche par la vue / Marche par la foi
  • La Loi / La grâce
  • Ancienne Alliance / Nouvelle Alliance
  • Moïse / Jésus
  • Adam / Jésus
  • Tiède / Chaud ou Froid
  • … etc …

5.4. Avantages des divisions en 2 ou 3 points

Il y a 2 principaux avantages :

  • Pour l'orateur, la progression (3 étapes) ou l'opposition (2 points) est naturelle. Si c'est naturel, il ne se perdra à dire les mêmes choses par exemple.
  • Pour l'auditeur, l'adhésion est naturelle aussi. Ainsi, il ne se perdra pas à comprendre le plan, mais il sera mobilisé pour accepter et mettre en pratique la proposition

5.5. Considérations générales

  • Il est bon que chaque point ait la même longueur en temps
  • Il est bon que chaque sous-point ait aussi la même longueur en temps
  • Chaque point et sous-point doivent avoir un lien direct avec la proposition
  • Même si on fait une étude linéaire, il bon de faire un choix arbitraire de découpage pour faire ressortir un plan avec des parties en 2 ou 3 points.

Après avoir dit tout cela, je vais me contredire !
Il n'est pas obligatoire de faire ces découpages. Mais si on n'est pas habitué à transmettre un message, c'est un bon refuge. Et petit à petit, on s'en affranchit tout en restant clair.

6. Différents ingrédients possibles

Après avoir parlé du découpage, c'est-à-dire du plan qui est le squelette du message, voyons la chaire, c'est-à-dire de quoi allons-nous remplir notre message.

La proposition est la cible, mais pour le développer, il faut bien mettre du contenu !

6.1. La description (état des lieux)

Ici, on fait une étude de texte et on répond rapidement aux questions circonstancielles :

  • Contexte ?
  • Type de texte ?
  • Qui ?
  • Quand ?
  • Quoi ?
  • Par quel moyen ?
  • Pourquoi ?
  • Point vocabulaire ?

6.2. L'explication

C'est le temps où le prédicateur explique le texte, où il met en relief la richesse du passage.

S'il y a plusieurs explications, on gardera celle qui met en valeur la proposition.

6.3. L'illustration

Les illustrations sont les allégories que nous énonçons pour aider l'auditoire à comprendre. En effet, parfois, une image vaut mieux qu'un discourt.

Il y a 2 types d'illustration :

  • Intra biblique
  • Extra biblique : La vie de tous les jours, le monde du travail, l'actualité, un livre …

Il est bon d'avoir un équilibre.

6.4. Le témoignage

Pour faire passer l'explication de la théorie à la pratique, on peut donner un témoignage de soi-même ou d'une autre personne.

Là encore, cela peut être intrabiblique ou extrabiblique, mais souvenons-nous de ce que Paul a dit :

Ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. (1 Corinthiens 10 : 11)

6.5. Les passages parallèles

Si c'est opportun, il peut être bon de voir d'autres passages parallèles pour apporter des précisions. En général, c'est utile si on traite un passage dans les Évangiles ou dans les Livre historiques (Rois / Chronique)

Les passages parallèles peuvent aussi être une autre traduction.

6.6. Des mots de vocabulaire

On m'a dit une fois que le public visé doit être un enfant de 12 ans. Ainsi, il y a sûrement des mots à expliquer, des lieux à situer, des histoires à dater …

6.7. L'exhortation

Notre sous-point peut contenir des leçons. En réalité, une leçon doit être une sous-leçon de la proposition.

Les leçons répondent à la question : y a-t-il un exemple ou un contre-exemple à retenir ?

7. L'introduction

L'introduction est importante parce que c'est là que l'auditeur veut comprendre où on va. Si l'introduction est confuse, il sera difficile de rattraper l'attention du public.

Voici quelques contenus possibles qu'on peut mettre :

  • Le titre (la question)
  • Une courte contextualisation
  • Un bref rappel des anciens messages (si c'est une série)
  • La proposition
  • Le plan (au moins, les grands points)

Dans la préparation, je conseille de finir par l'introduction. On peut rédiger une introduction au brouillon, mais une fois le message rédigé, prendre vraiment du temps pour l'introduction pour s'assurer que l'introduction introduit vraiment le message !

8. La conclusion

La conclusion est importante parce que ce sont vos derniers mots. Il y a plusieurs types de conclusion.

Voici quelques contenus possibles qu'on peut mettre :

  • Rappel des points principaux en liaison avec la proposition
  • Invitation à la conversion/consécration
  • Lecture d'un passage biblique qui résume bien l'idée
  • Proposer des moyens de continuer la réflexion à la maison (Livre, film, site internet …)
  • Proposer de l'aide (cellule de prière, visite à la maison …)

De plus, il faut savoir conclure une conclusion !

  • Faire un appel
  • Faire une prière
  • Chanter un cantique

Mais ce qui est important, c'est quand on dit que l'on conclut, il faut conclure. Il n'y a rien de pire que de relancer un sous-point dans une conclusion.

9. Écueils à éviter

9.1. Problème de lecture

Il est important d'avoir une bonne diction lors des lectures bibliques, que ce soit le texte principal ou les versets annexes.

Pour cela, il y a plusieurs solutions :

  • S'entraîner à haute voix à la maison
  • Demander à quelqu'un dans l'assemblée de lire

Attention à ne pas lire trop de versets annexes par peur de perdre l'auditoire.

9.2. Miser sur l'ambiance

Des prédicateurs veulent combler le vide de leur propos par :

  • L'humour
  • Des petites histoires croustillantes
  • Un ton de voix criard ou au contraire, très sensuel
  • Saupoudrer son parler avec une musique en arrière-plan
  • Des projections d'images chocs
  • … etc …

Un prédicateur est un orateur qui expose la puissance de l'Évangile.

Si la Bible ne suffit à donner de la puissance à un message, qu'il retourne s'asseoir dans l'assemblée.

Car je n'ai point honte de l'Evangile : c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Romains 1 : 16)

9.3. Prêcher pour soi-même

Le prédicateur est un chrétien comme les autres. Cela signifie que le Seigneur le sanctifie personnellement par différents moyens :

  • Son culte personnel
  • Les épreuves
  • Les victoires
  • Des livres
  • Les circonstances de la vie
  • La méditation personnelle
  • … etc …

Le piège est de prêcher aux autres ce que le Seigneur prêche pour nous.

Par exemple : Ce n'est pas parce que le prédicateur vit des tentations au niveau de l'alcool qu'il doit prêcher sur l'alcoolisme.

Autre exemple : Ce n'est pas parce que le prédicateur vit la joie d'être un nouveau papa qu'il doit prêcher sur l'éducation des enfants

Le prédicateur doit mourir à lui-même et demander au Seigneur de quoi l'assemblée a besoin pour être nourrie.

Cela demande du temps dans la prière pour éteindre ses émotions du moment et laisser le Seigneur nous dicter le message.


Document rédigé comme ensemble de réflexions pour aider les prédicateurs à structurer leurs messages bibliques.

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