Jeune homme, portes-tu ton casque du salut ?
Introduction
Pour parler de la vie chrétienne, Jésus prend l'illustration d'un nouveau-né :
Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. (Jean 3 : 3)
Une nouvelle naissance implique plusieurs notions. Cette idée est que ce que tu vas vivre sera nouveau pour toi. Cela signifie aussi qu'il faudra grandir, évoluer dans un monde hostile. Cela signifie aussi qu'il faut tendre vers une maturité.
L'apôtre interpelle les différentes personnes appartenant aux différentes étapes de ce cycle naturel :
Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. (1 Jean 2 : 12-14)
Nous allons donc parcourir ce cycle parce que pour aller loin, il faut avoir la vision d'où on vient et comprendre où on va. Comme il vaut mieux la fin d'une histoire que son commencement, le cœur de mon message est qu'il faut donc que tu portes en tout temps le casque du salut, acquis dans ta jeunesse et qu'il faudra garder jusqu'à ton dernier jour.
J'emprunte cette expression à Paul qu'il emploie dans Éphésiens 6 : 17. Comment définir le casque du salut ? Le casque est l'élément le plus important pour rester vivant sur un champ de bataille. Spirituellement, cela signifie qu'avoir le retour de Jésus-Christ en ligne de mire t'aidera à grandir et ainsi à passer les différents âges. Sans la perspective du retour de Jésus-Christ, ta foi sera vaine et mourra ! Le baptême n'est que le début, et porter le casque du salut te sera salutaire pour la sanctification jusqu'au jour bienheureux où Jésus-Christ te prendra.
1. Petits enfants
Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père. (1 Jean 2 : 12-13)
Dans notre texte, l'apôtre Jean interpelle deux fois les différents groupes pour les encourager. Encourager, c'est rappeler les vérités qui font que nous sommes plus que vainqueurs de ce monde.
Pour les petits enfants, il leur rappelle donc deux vérités qu'ils ont connues au commencement de leur vie, tant en tant que chrétien qu'en tant que personne. Il leur rappelle premièrement que le port du casque du salut a commencé par le pardon des péchés. Ensuite, ce pardon amène à la plus grande des bénédictions : connaître le Père ! Ce casque du salut a été mis sur la tête dans ces circonstances et il ne faut jamais l'oublier, sinon, cela reviendrait à l'enlever. Je veux dire qu'en tant qu'enfant, ce sont les vérités qui t'ont été répétées à plusieurs reprises. Ton casque est constitué de ces deux vérités.
Avant de venir au Seigneur, nous étions sans casque sur le champ de bataille de la sanctification : les traits enflammés de l'ennemi nous atteignaient. Combien de flèches doivent atteindre la tête pour mourir ? Une seule !! Or, le salaire du péché (au singulier), c'est la mort !
C'est quoi le salut ? Dieu a vu que nous étions captifs de la mort. Il nous a aimés et Il est venu nous délivrer ! Jésus-Christ a payé le prix pour que les barreaux de la mort s'ouvrent. La mort est désormais vaincue et elle ne peut plus nous retenir ! C'est ce que Jean évoque lorsqu'il parle de nos péchés qui sont pardonnés ! Cela, nous le savons depuis que nous sommes petits enfants (en âge ou spirituellement).
Deuxièmement, l'histoire ne s'arrête pas là : si les portes s'ouvrent, c'est pour aller où ? Il n'y a rien de plus triste qu'un prisonnier qui sort de prison et ne sait pas où aller… Avant notre conversion, nous étions comme un orphelin, jeté hors de l'orphelinat, sans savoir où aller. Jean rappelle qu'un enfant de Dieu sait où il doit aller : vers son Père. Un enfant ne sait rien, sauf une chose : il aspire à aller auprès de son Père. C'est pour cela que Jean encourage les enfants en rappelant qu'ils peuvent être rassurés parce qu'ils sont connus du Père, qui les attend les bras grands ouverts.
Le baptême, c'est donc l'occasion de se rappeler des circonstances dans lesquelles on a mis notre casque du salut : nos péchés sont pardonnés (on est libéré de la prison de la mort), nous sommes connus du Père (nous sommes comme un orphelin qui a été adopté et on peut courir vers la maison de notre céleste Père). Maintenant qu'on a mis ce casque en étant enfant, il est temps de l'éprouver en tant qu'adulte.
2. Jeunes gens
Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. (1 Jean 2 : 13-14)
Si le jeune chrétien commence sa marche en mettant le casque du salut, son principal combat dans sa vie d'adulte est de ne pas l'enlever. Quand Jean interpelle les jeunes gens (15-50/60 ans), il veut les encourager en leur rappelant les vérités qui caractérisent leur tranche d'âge : la force (utile pour être volontaire pour mener le bon combat de la foi), la fidélité à la Parole (les épreuves de la vie ont confirmé ce qu'ils savaient théoriquement), et la sagesse (pour vaincre le malin ou le méchant).
La force
Un casque, c'est fait pour aller au combat et non s'empapatoufler devant la télé ! Quand on est jeune et fort, on ne recule pas devant les efforts, au contraire, on les recherche et on les affronte. Comme Paul disait au jeune Timothée, il faut combattre le bon combat, sans se laisser distraire. C'est dans les passions de la jeunesse que le casque peut tomber ! Ainsi, la force de la jeunesse doit s'exprimer en particulier dans l'église, où il se rend disponible car la grâce de Dieu, qui l'a poussé à la repentance, le pousse aussi à se rendre serviable, et à regarder les intérêts des autres chrétiens supérieurs aux siens.
La fidélité
Un jeune adulte, spirituellement parlant, est donc celui qui a grandi avec la Parole. Sa part est de rester fidèle à Celle-ci. Oublier la Bible et le casque tombera tout seul ! Mais si un jeune enfant connaît les histoires de la Bible, l'adulte a été confronté à des situations de vie où il a dû choisir entre la vérité biblique et le mensonge du diable.
Quand on évolue dans la vie, les amis, les collègues, la famille… peuvent remettre en question les vérités concernant la pureté, la sainteté, la sobriété… qu'annonce la Bible. Est-ce que les joies du monde ne seraient-elles pas plus attractives que ce qu'on a toujours cru étant enfant ? Le monde va nous faire ressentir que le casque qu'on portait volontiers jusque-là semble soudainement trop lourd ! C'est dans ces moments-là qu'il faut se souvenir que le Saint-Esprit nous fait demeurer dans la divine Parole, même si nos désirs charnels nous poussent à renier les vérités bibliques.
La sagesse
Par ailleurs, le jeune adulte doit tempérer sa force par la sagesse, en particulier face à son orgueil. L'ennemi est qualifié de malin : s'il n'arrive pas à enlever la force et qu'il n'arrive pas à argumenter pour changer la vérité, il va employer la troisième arme : il va exacerber l'orgueil du chrétien ! Une façon de lui faire enlever son casque est de lui faire croire qu'il est assez fort pour s'en passer ! Il ne pardonnera pas les erreurs des autres, se croyant lui-même inébranlable ! Il jugera tout le monde autour de lui indigne du Père, se croyant le seul élu (syndrome d'Élie) ! Avec sa force et sa fidélité, il faut que l'adulte ne se fasse pas avoir par le manque de sagesse, en étant plus royaliste que le roi.
Le monde dans lequel nous vivons est très subtil parce que les jeunes doivent tenir en équilibre : ils ne doivent pas pencher d'un côté (libéralisme), ils ne doivent pas pencher de l'autre (faiblesse/mollesse), ils doivent rester droits, dans la fidélité de la Parole.
Ce qui est dur, c'est que celui qui pousse à tomber est parfois dans l'église car de soi-disant frères poussent les jeunes à la rébellion, à l'immoralité, à avoir de faibles ambitions pour Dieu... Mais ce que Jean répète deux fois, c'est cette grande vérité : les jeunes gens en Christ ont vaincu le malin. Dans les moments de doute, le jeune homme doit se souvenir que sa foi a triomphé du monde ! Cela signifie que même s'il ne ressent plus le casque sur sa tête, le céleste le lui a tenu ! Cela signifie que même quand les sentiments disent le contraire, l'adulte doit expérimenter le pardon et la délivrance de Dieu ! (notre définition du casque/salut). Il faut donc user de beaucoup de sagesse pour garder ton casque sur la tête, maintenant que tu as témoigné publiquement que tu porteras le casque du salut.
Conclusion
Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. (1 Jean 2 : 13-14)
Si on résume : les enfants doivent s'imbiber du message de l'Évangile (je suis libéré de la captivité de la mort à cause de mon péché, je vais vers le Père). Les jeunes adultes doivent rester fidèles à cette vérité pour être forts et être sages pour vaincre le malin.
Pour toi ce matin, tu dois savoir où tu vas : un jour, Dieu voulant, tu seras un aîné, un père... L'apôtre Jean encourage les aînés en âge et/ou dans la foi en se rappelant qu'ils ont connu celui qui est dès le commencement. Le commencement de quoi ? Au commencement de la terre, de la vie, du genre humain… Au commencement avec Abraham, Isaac, Jacob… David. Mais le Nouveau Testament amène une précision : « Au commencement était la Parole »… Jésus est le premier en toute chose.
Tu verras donc qu'au fur et à mesure, tu expérimenteras cette grande vérité que Jésus a dite : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15 : 5). Tu expérimenteras que ce n'est pas ton savoir, ta force, ta fidélité, ta droiture, ta sagesse qui t'ont permis de garder le casque du salut sur la tête… mais c'est ta capacité à considérer Jésus-Christ premièrement dans toutes tes voies.
Ainsi, plus tard, quand tu auras surmonté les épreuves, tu contempleras d'autant mieux Christ car il t'aura prouvé que c'est toujours sa grâce qui t'a tenu en vie : c'est cette vérité qui est le casque du salut !
💬 Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir !