1 Samuel 7 : 7-12

Les Philistins apprirent que les enfants d'Israël s'étaient assemblés à Mitspa, et les princes des Philistins montèrent contre Israël. A cette nouvelle, les enfants d'Israël eurent peur des Philistins, et ils dirent à Samuel :
Ne cesse point de crier pour nous à l'Éternel, notre Dieu, afin qu'il nous sauve de la main des Philistins.
Samuel prit un agneau de lait, et l'offrit tout entier en holocauste à l'Éternel. Il cria à l'Éternel pour Israël, et l'Éternel l'exauça.
Pendant que Samuel offrait l'holocauste, les Philistins s'approchèrent pour attaquer Israël. L'Éternel fit retentir en ce jour son tonnerre sur les Philistins, et les mit en déroute. Ils furent battus devant Israël. Les hommes d'Israël sortirent de Mitspa, poursuivirent les Philistins, et les battirent jusqu'au-dessous de Beth Car.
Samuel prit une pierre, qu'il plaça entre Mitspa et Schen, et il l'appela du nom d'Ében Ézer, en disant : Jusqu'ici l'Éternel nous a secourus.

INTRODUCTION

Après de grandes négligences spirituelles qui ont abouti à de lourdes défaites militaires, le peuple d'Israël veut se repentir et revenir à Dieu.
Samuel les convoque à Mitspa pour qu'ensemble ils s'humilient devant Lui et implorent son pardon. Mais voilà, les philistins veulent saisir cette occasion pour les attaquer. Samuel intercède pour le peuple devant Dieu en sacrifiant un agneau.

Nous lisons ensuite que Dieu l'exauce parce qu'Il a agréé la libation. Le résultat est que le peuple est sauvé.

Pour faire suite à cette victoire, Samuel décide de faire un mémorial, mémorial qui rappellera aux juifs que c'est l'Éternel seul qui a la capacité de les sauver et qu'être loin de Lui, c'est la mort assurée.

Cher lecteur, avez-vous un mémorial, un pense-bête, qui vous rappelle que c'est en Dieu seul qu'est la victoire ?

1. La peur de la mort

Le péché n'est pas de faire le mal mais plutôt ne pas faire ce que Dieu attend de nous.

Dans notre histoire, les juifs le savaient bien puisqu'ils ont connu une lourde défaite après avoir négligé l'Éternel (1 Samuel 4 : 17). En négligeant l'Éternel, celui-ci s'est éloigné d'eux. Il l'a manifesté en permettant que le coffre de l'alliance soit chez les philistins pendant sept mois (1 Samuel 6 : 1).

Le souvenir de la défaite est si proche qu'ils sont tout tremblants en voyant les philistins se réunir pour les attaquer.

Il en va de même pour nous aujourd'hui. Si nous mettons Dieu hors de notre vie, livrés à nous-mêmes, nous sommes assaillis par la peur. Peut-être que celui qui a mis Dieu loin de son cœur se sent fort sur le moment, mais face aux grandes questions existentielles de la vie, la peur revient comme le sentiment qu'éprouverait une personne qui se situe en haut d'un précipice : la peur du vide envahira son âme.

Les juifs se sont tournés vers Samuel, mais aujourd'hui, vers qui pouvons-nous nous tourner ?

Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme
1 Timothée 2 : 5

Ce verset est simple à comprendre, il n'y a que Jésus qui peut être le médiateur entre nous et Dieu. Ça ne sera pas une religion, ni son chef religieux, ni nos parents, ni même moi ! mais Jésus seul.

2. Médiation efficace

Samuel a été approuvé de Dieu parce qu'il s'est présenté à Lui avec un agneau. En effet, cet agneau répondait à l'exigence suivante :
Le peuple venait pour demander pardon. Et pour obtenir le pardon de Dieu, Dieu exige une autre vie. A l'époque de Samuel, la vie exigée était une vie animale.

Mais le sacrifice de cet agneau n'était que l'ombre du vrai sacrifice qui pouvait racheter définitivement notre vie : le sacrifice de Jésus-Christ selon qu'il est écrit :

il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une  rédemption éternelle
Hébreux 9 : 12

Ainsi, l'approbation et la victoire que Samuel a obtenues ne sont qu'une illustration de la vraie rédemption et victoire obtenue par Jésus-Christ :
la victoire sur le péché et l'assurance de l'acquisition de la vie éternelle.

3. Ne pas oublier

Il est intéressant de voir le réflexe de Samuel : faire un mémorial. Ce mémorial est important car les hommes oublient si vite, même les bénédictions... Ce mémorial rappelle que Dieu a sauvé et donc qu'Il sauvera encore. Ce mémorial rappelle aussi que s'ils avaient marché dans les voies de Dieu, ils n'auraient pas eu autant d'ennuis.

Le Seigneur Jésus a aussi prévu avant de mourir le mémorial pour ceux qui croiront : la Sainte-Cène (Luc 22 : 14-20). Jésus précise bien que cette prescription, purement symbolique, est faite pour que nous nous souvenions que le Messie nous a sauvés à travers son sacrifice, et que ce salut est définitif.

De plus, la Sainte-Cène est aussi utile pour rappeler au chrétien que sans son Seigneur et Sauveur, il ne peut rien faire.

Conclusion

Le triomphe est acquis pour le chrétien depuis que le Seigneur Jésus-Christ a tout accompli sur la croix. Mais dans notre faiblesse humaine, nous avons tendance à oublier notre victoire.

Certains chrétiens ont des objets qui les aident personnellement à se souvenir de la délivrance de Dieu (bijou, marque-page...). Cela est bon.

Mais, n'oublions pas que le Seigneur a prévu aussi que nous nous souvenions ensemble de sa victoire. Ainsi, le Seigneur a prévu un mémorial collectif : la Sainte-Cène.

Ce mémorial est prévu pour que nos regards soient constamment tournés vers le ciel, cette patrie céleste où nous vivrons l'éternité.