Introduction

Ces temps derniers, des personnes tout à fait distinctes m'ont posé la même question : Pourquoi Dieu permet la souffrance.

Ma première réponse est de reconnaître que la question est légitime. Cette question est d'une grande importance et elle mérite qu'on s'y attarde un petit peu. À travers ce partage, nous verrons que Dieu n'est absolument pas impliqué aux raisons de notre souffrance, car nous nous sommes mis dans le pétrin tout seul.

Ceci dit, si nous voulons faire un lien entre notre souffrance et Dieu, on pourrait se poser la question suivante : si Dieu est tout puissant, pourquoi Dieu ne m'a-t-il toujours pas délivré de la souffrance, même s'Il n'y est pour rien ?

Ce message apportera la réponse à cette question et nous pouvons déjà citer un verset qui aidera à comprendre un peu mieux notre créateur :

Non, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver... (Ésaïe 59 : 1-2)

Nous verrons donc que non seulement Dieu n'est pas responsable de notre malheur, mais en plus, Il fait tout pour nous en sortir.

La vraie question est donc celle-ci : si je souffre, est-ce que j'accepte le salut de Dieu ?

1. L'origine de la souffrance

Pour répondre à la question de la raison de la souffrance dans ma vie, commençant par une Parole de Jésus :

En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché (Jean 8 : 34).

Pour comprendre la portée de ce verset, il faut remonter au premier péché commis par les hommes, c'est-à-dire le péché d'Adam et Ève (lire Genèse 1-3).

Dans l'exemple d'Adam & Ève, nous voyons la signification réelle du péché : ne pas suivre ce que Dieu a dit. Les mauvais actes et les mauvaises pensées qui s'en suivent ne sont que le fruit du rejet de l'autorité de Dieu.

Pour revenir à Jean 8 : 34, ce verset signifie qu'Adam et Ève ont été esclaves de Satan, car ils se sont livrés eux-mêmes à l'invitation de Satan.

La première conséquence est qu'ils ne partagent plus la vie de Dieu et les bénédictions qui en découlent : leur unité en a pris un coup (Adam s'est désolidarisé de Ève en la désignant comme seule fautive), la terre a été maudite et en plus, la joie, la paix, l'amour se sont également évanouis.

La deuxième conséquence est qu'ils partagent la vie de Satan et ses malédictions : culpabilité, peur, découragement, tristesse, querelles, désespoir…

Donc, nous voyons que Dieu n'est pour rien dans les souffrances que connurent Adam et Ève. Au contraire, Il a tout créé parfaitement pour bien les accueillir. Il les a même prévenus que le jour où ils Lui désobéiront, ils mourront certainement. Malgré cela, ils ont préféré se couper de Sa voix et ils ont ainsi changé de maître.

Notez ce que signifie « être esclave du péché » : cela signifie qu'ils n'ont plus la capacité de se détacher de ce mauvais maître et qu'ils sont obligés de partager ses malédictions. Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils disent, ils resteront esclaves. Or le diable est un être plus puissant que les humains et il a donc assez de force pour les contraindre à pratiquer ce qui est injuste devant Dieu et à subir les tristesses qui en découlent.

2. Pourquoi Dieu permet-Il la souffrance dans ma vie ?

Si vous m'avez bien suivi, la première question à se poser est donc : est-ce que je suis esclave du péché ? En effet, chacun d'entre nous doit envisager ce cas : est-ce que les souffrances dans ma vie sont liées à mon esclavage au péché ?

Pour me faire comprendre, je vais prendre une illustration grossière : c’est l'histoire d'un alcoolique qui s'étonne d'avoir une cirrhose du foie !

Dans mon exemple, nous voyons bien que les souffrances de cet homme sont liées directement au fait qu'il est esclave de l'alcool. Donc, nous devons vraiment nous poser la question de savoir si nous sommes esclaves du péché ou non.

Ne répondez pas en disant « je fais telles bonnes actions », « je pratique telle religion »… donc, je suis esclave d'aucun péché. En effet, ne soyez pas comme un alcoolique qui pense qu'il est libre de l'alcool parce qu'il mange 5 fruits et légumes par jour.

En effet, Jésus dit :

Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. (Matthieu 7 : 17-21)

Nous voyons donc que s'efforcer de faire le bien n'est pas la preuve que Dieu est notre maître. La seule preuve que nous sommes enfants de Dieu est prouvée par ce que produit notre vie. Or, si nous sommes enfants Dieu, si nous sommes réellement conduits par l'Esprit Saint, alors notre vie produira le fruit de l'Esprit en toute circonstance, favorable ou non, car il est écrit :

Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance (Galates 5 : 22)

Notons que les fruits de l'Esprit débordent du cœur d'un chrétien même s'il est gravement malade, même s'il connaît une famine ou même s'il connaît la persécution. Mais, si ces états d'âme ne sont pas en nous, c'est que nous sommes surement sous l'esclavage du péché et par définition, rien ne peut affranchir cet esclavage.

Terminons ce paragraphe par expliquer un peu la frustration, et donc la peine de celui qui est esclave de ses convoitises. Il est écrit :

Vous convoitez, et vous ne possédez pas ; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir ; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. (Jacques 4 : 2-3)

Ces 2 versets nous apprennent que celui qui marche selon les désirs de ses convoitises sans chercher la volonté de Dieu se méprend sur Dieu. En effet, il est écrit qu'on ne se moque pas de Celui qui sonde les cœurs. Dieu voit et connaît réellement nos motivations et il sait si nous Lui sommes dévoués ou non.

Ainsi, Dieu n'est absolument pas responsable des souffrances liées à mon esclavage au péché. La bonne question que nous pouvons nous poser est : pourquoi Dieu me laisse-t-Il dans ma souffrance ? Ne la voit-Il pas ?

3. Le secours de Dieu

Je voudrais vous annoncer une bonne nouvelle : Dieu voit nos souffrances et Il veut nous sauver. Pour montrer cela, je voudrais reprendre le verset du prophète Ésaïe que nous avions vu en introduction :

Non, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l'empêchent de vous écouter. (Ésaïe 59 : 1-2)

Dieu veut nous délivrer et Il veut nous apporter un salut parfait. Pour comprendre le salut que Dieu veut opérer, la Bible prend l'exemple d'un cœur malade. Dieu ne veut pas simplement nous donner un antalgique pour soulager notre douleur ; Il va carrément changer notre cœur. Voyez le grand projet de Dieu :

Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. (Ézéchiel 36:26)

Si nous revenons à Dieu de tout notre cœur, il va changer les dispositions de notre cœur de sorte que nous préférerons suivre Sa volonté. Or, si nous suivons sa volonté, notre vie débordera des fruits de l'Esprit (amour, paix, joie, patience…) quels que soient les orages que nous traverserons.

Vous savez, lorsqu'un chrétien souffre, il n'impute rien d'injuste à Dieu à l'image de Job. Il sait que le Seigneur le délivrera de toutes les méchancetés du diable et il ne tombe donc pas dans le désespoir. Au contraire, il sait que le Seigneur fera justice et il L'adorera d'autant plus à l'image de ce qu'on peut lire dans les psaumes de David :

Voici, le méchant prépare le mal, Il conçoit l'iniquité, et il enfante le néant. Il ouvre une fosse, il la creuse, Et il tombe dans la fosse qu'il a faite. Son iniquité retombe sur sa tête, Et sa violence redescend sur son front. Je louerai l'Éternel à cause de sa justice, Je chanterai le nom de l'Éternel, du Très Haut. (Psaume 7 : 14-17)

Conclusion

Dans la souffrance, la bonne question à se poser est celle-ci : comment revenir auprès de Dieu ? À cette question, le Seigneur Dieu répond ceci :

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. (2 Chroniques 7 : 14)

Pierre et les apôtres avaient compris que cette promesse serait accomplie par l'œuvre de Jésus-Christ, par sa mort sur la croix et sa résurrection le 3ème jour :

Pierre dite : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. (Actes 2 : 38-39)

La repentance, c'est croire que Dieu accepte encore aujourd'hui que nous revenions à Lui. Mais on ne revient pas n'importe comment; on revient en désirant ardemment suivre sa Parole révélée dans la Bible pour que le Saint-Esprit œuvre dans notre cœur.

Quand le Saint-Esprit est dans notre cœur, nous serons débordants de joie malgré toutes les épreuves que nous traversons. La souffrance de ce monde ne sera plus notre lot quotidien.