Josué 7 : 1-10

Les enfants d'Israël commirent une infidélité au sujet des choses dévouées par interdit :
Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérach, de la tribu de Juda, prit des choses dévouées. Et la colère de l'Éternel s'enflamma contre les enfants d'Israël.
Josué envoya de Jéricho des hommes vers Aï, qui est près de Beth Aven, à l'orient de Béthel. Il leur dit : Montez, et explorez le pays. Et ces hommes montèrent, et explorèrent Aï.
Ils revinrent auprès de Josué, et lui dirent : Il est inutile de faire marcher tout le peuple ; deux ou trois mille hommes suffiront pour battre Aï ; ne donne pas cette fatigue à tout le peuple, car ils sont en petit nombre.
Trois mille hommes environ se mirent en marche, mais ils prirent la fuite devant les gens d'Aï. Les gens d'Aï leur tuèrent environ trente-six hommes ; ils les poursuivirent depuis la porte jusqu'à Schebarim, et les battirent à la descente. Le peuple fut consterné et perdit courage.
Josué déchira ses vêtements, et se prosterna jusqu'au soir le visage contre terre devant l'arche de l'Éternel, lui et les anciens d'Israël, et ils se couvrirent la tête de poussière.
Josué dit : Ah ! Seigneur Éternel, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer entre les mains des Amoréens et nous faire périr ? Oh ! si nous eussions su rester de l'autre côté du Jourdain ! De grâce, Seigneur, que dirai-je, après qu'Israël a tourné le dos devant ses ennemis ? Les Cananéens et tous les habitants du pays l'apprendront ; ils nous envelopperont, et ils feront disparaître notre nom de la terre. Et que feras-tu pour ton grand nom ?
L'Éternel dit à Josué : Lève-toi ! Pourquoi restes-tu ainsi couché sur ton visage ?

Introduction

Comment définir le péché ?
Le péché ne consiste pas uniquement à faire ce que Dieu hait mais c’est ne pas faire ce que Dieu veut. Effectivement, nous avions vu que Acan n’a pas été idolâtre ou immorale mais il n’a pas été jusqu’au bout de ce que Dieu demande :
Dieu avait dit de tout détruire (tout dévouer par interdit), et Acan a gardé une part pour lui.

Ce péché a entrainé la colère de l’Éternel comme il est dit au verset 1.

Face à la colère de Dieu, le peuple connait un coup d’arrêt pour la conquête du pays promis à la ville d’Aï malgré la grande victoire qu’ils ont connu à Jéricho :

  • Il y a des conséquences circonstancielles (Il y a 36 morts)
  • Il y a ravage dans le cœur : Consternation et perte de courage.

La Bible nous apprend que seule la repentance est l'unique moyen pour pouvoir redémarrer ou plus précisément, c’est le seul moins pour que Dieu donne un nouveau top départ :
L'Éternel dit à Josué : lève-toi ! (verset 10).

1. La colère de Dieu

1.1 La colère à venir

La colère de Dieu est venue suite à une infidélité.

Comment imaginez-vous la colère de Dieu ?
La première pensée est que Dieu ravage tout et détruit tel Zeus qui lance des éclaires du haut de son nuage. Il est vrai qu’il y aura un temps où manifestera sa colère de la sorte. Il viendra le temps où Dieu Lui-même détruira avec puissance ceux qui ne se seront pas confiés en Lui, tel que le prophète Sophonie nous décrit :

... Je détruirai tout sur la face de la terre, Dit l'Éternel... (Sophonie 1 : 2)

Le jour de l'Éternel est proche et nous voyons que Dieu réserve un châtiment terrible pour tous ceux qui ont négligé son si grand salut, c'est-à-dire tous ceux qui pensaient qu’ils pouvaient continuer à vivre hors de la volonté de leur créateur. Sophonie a vu bien à l’avance ce que Jean annonce dans le Livre d'Apocalypse :

la mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses oeuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu. (Apocalypse 20 : 13-15)

Jésus prévenait son auditoire, qu’ils devaient craindre surtout celui qui après avoir détruit le corps, a le pouvoir de jeter l’âme dans la géhenne, où le feu ne s’éteint pas…

Jésus parla de cela dans Luc 16 avec l’homme riche et Lazare :

dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme. (Luc 16 : 23-24)

Il y aurait beaucoup à dire là-dessus mais retenons l’invitation de Jésus : craignons surtout celui qui a le pouvoir de jeter notre âme dans la géhenne après avoir détruit le corps.

La colère de Dieu est donc une réalité terrible et nous devons avoir cela en tête parce que personne ne connaît le jour de sa mort. Alors, acceptons au plus tôt le salut que Dieu offre pour être en paix par rapport à son éternité.

1.2 La colère présente

Il y a cette réalité de la colère à venir mais je voudrais surtout parler dans ce billet de la colère de Dieu durant notre vie ici bas. Dieu montre sa colère ici bas surtout par le fait d’abandonner les hommes à leurs propres pensées. Cette idée est expliquée dans le livre de Romains :

la colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive... Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde. (Romains 1 : 18 & 28-31)

Nous voyons donc dès ici-bas que la colère de Dieu s’est révélée aux yeux de tous. Mais, cette colère n’est pas encore la destruction du corps mais elle se manifeste d’abord par le fait que Dieu livre les hommes à leur propre nature pècheresse.

Remarquons que Dieu respecte notre volonté : Celui qui ne veut pas Dieu, Dieu le laisse libre de son choix.

Ceci dit, Dieu avertit des conséquences : ne pas suivre sa volonté porte le nom de péché et si nous faisons ce choix, la mort sera notre fin.
En effet, au verset 18, nous voyons que Dieu a donné à tous les hommes toute la connaissance dont ils ont besoin. Ainsi, personne ne peut dire : « je ne sais pas ce que Dieu veut ».

Paul expliquera cela quelques lignes plus loin :

quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour. (Romains 2 : 14-15)

Nous voyons que la colère de Dieu vient toujours de la même cause : ne pas faire sa volonté qu'Il a prononcée de manière orale ou écrite.

Comment l'Épître aux Romains décrit-elle donc la colère de Dieu ?

  • Dieu livre le rebelle à l’impureté (verset 24) → la domination de notre vie par les idoles, c’est-à-dire que nous sommes livrés à la domination des pensées de monde qui mènent à la mort.
  • Dieu livre le rebelle aux passions infâmes (verset 26) → cela engage le corps avec tous les visses que cela comporte.
  • Dieu livre le rebelle à ses sens réprouvés (verset 29) → ils sont totalement sous la domination de leur nature charnelle.

La colère de Dieu se manifeste donc par le fait que Dieu nous abandonne à nous même et c’est parce qu’on est abandonné à nous-mêmes que nous nous exposons à tous les dangers.

Souvenons-nous qu’une définition de la mort est la séparation avec Dieu. Or c’est cette séparation avec qui amène la mort dans l’âme qui n’est qu’un avant-goût de la mort éternelle.

2 Pour Josué

Si nous revenons à Josué, chapitre 7, nous voyons la colère de Dieu parce que Dieu les a livrés à eux-mêmes et la conséquence est la défaite. Le signe manifeste que le peuple est abandonné de Dieu est qu’ils envisagent une guerre sans consulter l’Éternel des armées.

Cela se voit sur l’enchainement du verset 1 et le verset 2.

2.1 Signes de colère : Exclure Dieu

Êtes-vous sous la colère de Dieu ?
Cette question pourrait être posée autrement : avez-vous le réflexe de consulter Dieu avant d’agir ?

Si consulter Dieu ne fait pas partie de vos habitudes, je vous invite de  tout mon cœur à ne pas continuer dans cette direction et à vous repentir avant qu’une catastrophe ne survienne.

Ainsi, le premier signe de la colère de Dieu est le fait que nous L’excluons dans nos projets.

2.2 Signe de colère : compter sur le passé

Êtes-vous sous la colère de Dieu ?
Cette question pourrait être posée autrement : pratiquez-vous machinalement une religion ?

Nous voyons ensuite que Josué envoie des hommes et il fixe sa stratégie sur leur rapport. Notons que pour Jéricho, il fit la même chose (envoyer des espions) mais la différence est qu'il consulta aussi l’Éternel. La conséquence est que des vies ont été sauvées : Rahab et sa famille.

Mais là, il n’y a pas de salut… Cela nous apprend une première chose : les expériences passées ne sont pas des rites magiques qui assurent la divine victoire.
Dieu veut que nous renouvelions notre vie avec Lui tous les jours. Il n’y a qu’une seule chose qui est immuable : La Parole de Dieu, autrement dit, Dieu Lui-même.

Attention donc de ne pas s’accrocher aux expériences passées mais, laissons-nous être transformés jour après jour par Dieu.

2.3 Signe de colère : orgueil

Êtes-vous sous la colère de Dieu ?
Cette question pourrait être posée autrement : faites-vous preuve de suffisance ?

Quel est le fruit du conseil de guerre de Josué ?
Inutile de faire marcher tout le peuple… 2.000 ou 3.000 hommes suffiront. Le vrai chef de guerre a été renvoyé et il a été remplacé par des hommes.

Nous voyons donc que l’orgueil a animé leur stratégie. Non seulement ils n’avaient plus besoin de Dieu mais ils pensent être tellement qu’ils peuvent se permettre de ne pas envoyer toute l’armée !!
Évidemment, ce fut une très mauvaise stratégie…

2.4 Signe de colère : Ne pas voir le corps

Êtes-vous sous la colère de Dieu ?
Cette question pourrait être posée autrement : méprisez-vous l'église locale ?

Il me semble aussi que l’erreur dans le fait d’envoyer quelques hommes est due au fait qu’ils soient aveuglés sur un point : L’unité du peuple que Dieu veut, c’est-à-dire, le fait Dieu veut se manifester à tout le peuple et ainsi, le peuple sera d’un même cœur dans l’adoration. Dieu est puissant et Il peut donner la victoire avec tout le peuple, 3.000 hommes, 10 hommes ou même avec aucun homme… Cela signifie que ce n’est pas la question du nombre qui intéresse Dieu.

Souvenons-nous que lors de la division du pays promis, la tribu de Ruben, de Gad et la moitié de la tribu de Manassé avait leur territoire de l’autre côté du Jourdain mais, ils devaient quand même venir aider leurs frères.
Quelle est l’aide dont il est question ?
Si nous regardons leurs préoccupations, nous voyons que ce n’est pas des questions militaires ou matérielles mais ils devaient s’entraider mutuellement dans leur dévouement à Dieu.

Êtes-vous sous la colère de Dieu ?
Cette question pourrait être posée autrement : Avez-vous conscience qu’en tant que chrétien, Dieu veut que nous combattions ensemble pour nous édifier ensemble et nous exhorter ensemble ?

Avons-nous le désir de faire pleinement partie du corps ou sommes-nous l’aveuglement de notre nature pécheresse pour penser de manière unitaire

Conclusion

La colère de Dieu est une réalité future pour ceux qui le rejettent. Mais, la colère de Dieu est aussi une réalité dès à présent. Nous avons vu que la colère de Dieu se manifeste surtout par le fait qu’Il nous abandonne à nous-mêmes.

Êtes-vous sous la colère de Dieu ? La question pourrait être posée autrement :

  • Avez-vous l'habitude d'exclure Dieu avant d’agir ?
  • Vivez-vous des expériences passées ?
  • Pensez-vous être assez fort par vous-même ?
  • Avez-vous oublié l'église locale ?

Si la réponse est oui, ayons comme Josué, un cœur repentant. Approchons-nous de Dieu pour qu’Il donne la lucidité de nous repentir, selon l’appel de celui qui a le pouvoir de détruire le corps et faire en plus périr l’âme :

car je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur, l'Éternel. Convertissez-vous donc, et vivez. (Ézéchiel 18 : 32)

Ainsi, après la repentance, Dieu nous donnera un nouveau « top départ » en nous disant : Lève-toi