Introduction

Ce billet propose de voir comment donner un sens à sa vie selon la Parole de Dieu. Il est basé sur les réflexions tirées du Livre d'Ecclésiaste, un livre de la Bible qui se penche sur des questions philosophiques.

Pour aller droit au but, voyons la conclusion du roi Salomon avec les derniers mots de ce Livre :

Écoutons la fin du discours :
Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.
Ecclésiaste 12 : 15-16

Dieu nous annonce donc que pour que notre vie ait un sens, nous devons Le craindre. Oui mais que signifie « craindre Dieu » ?
La crainte de Dieu revêt deux aspects :

  • C'est reconnaître que c'est Lui qui récompensera notre vie pour les bonnes choses.
  • C'est reconnaître que c'est Lui qui nous condamnera pour notre mauvaise vie.

Sans ce grand Seigneur qui évaluera notre vie, tout ce que nous faisons n'a pas vraiment de sens. C'est un peu comparable à un élève de terminal qui ne passera jamais le bac : tous les efforts qu'il produit durant l'année scolaire ne servent à rien.

D'ailleurs, c'est la grande leçon que nous enseigne ce Livre : si Dieu ne donne pas une appréciation à notre vie, tout ce que nous faisons se réduit à courir après le vent.

Pour revenir sur l'analogie avec l'élève en classe de terminal, remarquons que celui qui évalue les copies est légitime pour évaluer l'élève parce que le professeur lui est supérieur en terme de connaissance.
De même, Dieu est légitime pour juger notre vie parce qu'Il nous surpasse dans le domaine des questions existentielles.

C'est cette crédibilité qui est la cause du rejet de Dieu pour la plupart des hommes :

  • Certains penseront qu'ils sont aptes à juger leur propre vie.
    C'est comme si l'élève de terminal dira qu'il s'évaluera lui-même et il se remettra lui-même le diplôme.
  • D'autres rejetteront toute autorité, celle de Dieu comprise :
    C'est comme si l'élève de terminal se dit que l'éducation nationale n'a aucune autorité légitime sur sa vie scolaire.

Si pour un élève de terminal, l'enjeu est relativement mineur car nous pouvons réussir notre carrière sans avoir obtenu de diplômes, pour notre vie l'enjeu est absolument crucial car la question est de savoir si notre existence est réussite ou pas.

La Bible nous avertit simplement que pour réussir, nous devons craindre Dieu à l'image d'un élève de terminal qui considère ses examinateurs à la fin de l'année scolaire. Faute de quoi, non seulement notre vie ici-bas se limitera à courir après le vent mais en plus, elle finira en enfer.

1. Être son propre juge

Peut-être que vous pensez que vous êtes assez sage pour savoir comment mener une vie qui vaut la peine d'être vécue. De ce fait, vous n'avez pas besoin qu'un être supérieur vous dicte ce que vous avez à faire et encore moins qu'il juge ce que vous faites.

1.1. Besoin d'être évalué par une autre personne

La Bible nous dit que cela est une vanité, c'est-à-dire que cela revient à courir après le vent pour le rattraper !

L'image de la poursuite du vent est intéressante :

  • Cela montre l'existence d'un but à atteindre.
  • Cela montre aussi que l'atteinte de l'objectif est impossible.

En effet, est-il besoin d'être chrétien pour comprendre que l'évaluation d'une action ne peut se faire que par un vis-à-vis ?

Dans la Bible, nous voyons que le témoignage n'est accepté que sur la déposition de 2 ou 3 témoins. Même l'église locale est soumise à cette évaluation extérieure :

Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.
Jean 13 : 34-35

S'autoproclamer son propre juge ne sert donc à rien parce que le jugement qu'on apportera à notre propre vie ne sera valable que pour nous-mêmes.

1.2. Déception assurée

S’autoproclamer juge sur sa propre vie amène aussi un risque : si nous inspectons vraiment notre vie, nous voyons que nous sommes dans l'échec !

De ce fait, nous baissons nos standards de perfection et nos critères de réussites. Mais cela démontre notre échec. C'est comme si un élève de terminal se dit qu'il passera comme examen le brevet de collège !!

Cela est dit autrement dans le Livre de l'Ecclésiaste :

J'ai encore vu sous le soleil qu'au lieu établi pour juger il y a de la méchanceté, et qu'au lieu établi pour la justice il y a de la méchanceté.
Ecclésiaste 2 : 16
1.3. Besoin de vivre sous la crainte de Dieu

Il est donc important de comprendre la nécessité d'un être supérieur car sinon nous dirons comme Salomon :

J'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; j'ai compris que cela aussi c'est la poursuite du vent.
Ecclésiaste 1 : 17

En effet, acceptons que Dieu soit le juste évaluateur de notre vie et que ce soit Lui qui permettra d'affermir l'ouvrage de nos mains quand Il nous acceptera auprès de Lui pour l'éternité.

2. Croire pouvoir quitter l'autorité de Dieu

L'endurcissement consiste à aller jusqu'au bout de la rébellion contre Dieu : puisque je ne peux plaire à Dieu, ni à moi-même, je quitte tout le mode de vie que Dieu avait prévu pour en fabriquer un autre.

Notre société est en plein dans ce sujet avec le projet du mariage pour tous : nous rejetons la vie que Dieu a créé et nous créons d'autres modèles de société.

2.1. Nous ne sommes pas maîtres des circonstances

Le premier problème est que l'homme est prisonnier de la création de Dieu !

  • Le monde se réduit à la création. Qu'importe nos croyances sur nos origines.
  • Nos sujets de réjouissance et de déception sont tirés de ce que nous voyons.

C'est comme si un élève de terminal se rend compte que l'univers cosmique, du moins scolaire pour ne rien exagérer, se réduit à son lycée et donc, les seules activités se réduisent aux activités que propose l'école.

Il est écrit :

Et j'ai vu qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme que de se réjouir de ses oeuvres : c'est là sa part. Car qui le fera jouir de ce qui sera après lui ?
Ecclésiaste 3 : 22

La part que Dieu nous a donnée est de nous réjouir de nos créations qui ont pour matière première Sa création. Même si nous allons sur la planète Mars, nos seuls sujets de réjouissance sont ce que Dieu nous a laissé.

Si nous pensons être capables de créer une autre vie, notre recherche sera semblable à une course poursuite contre le vent. Nous pouvons nous persuader que nous pouvons nous affranchir de la création mais en fin de compte, nous n'avons rien d'autre.

Il est écrit :

Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Ecclésiaste 1 : 9

Puisque la création de Dieu est notre seul espace vivable, craignons-Le car c'est Lui qui a inventé les règles pour y vivre de manière épanouie.

2.2. La perversion

Du coup, face à l'incapacité de créer un autre monde, les hommes ont décidé de le pervertir, selon qu'il est écrit :

Seulement, voici ce que j'ai trouvé, c'est que Dieu a fait les hommes droits ; mais ils ont cherché beaucoup de détours.
Ecclésiaste 7 : 29

L'idée est que pervertir la pensée de Dieu est le seul moyen de lui échapper. C'est comme notre élève de terminal qui dit à tous ces petits camarades que l'école est un lieu où on peut devenir un grand mafieux.

2.3. Besoin de vivre sous la crainte de Dieu

Craignons donc Dieu car nous sommes tous entre ses mains. Pour nous le démontrer, il a tout fait de manière cyclique, à l'image des 4 saisons qui reviennent chaque année. Lui seul mettra une fin à ce cycle et ponctuera notre vie par la mort éternelle ou la vie éternelle.

Conclusion

Si nous ne craignons pas Dieu, c'est-à-dire que nous ne voulons pas admettre qu'Il jugera notre vie, nous arriverons à la conclusion suivante :

Tout ce que mes yeux avaient désiré, je ne les en ai point privés ; je n'ai refusé à mon cœur aucune joie ; car mon cœur prenait plaisir à tout mon travail, et c'est la part qui m'en est revenue.
Puis, j'ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j'avais prise à les exécuter ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n'y a aucun avantage à tirer de ce qu'on fait sous le soleil.
Ecclésiaste 2 : 10-11

Nous constaterons tôt ou tard que la vie n'a aucun sens et nous serons fortement découragés. C'est comme un lycéen qui se demande ce qu'il fait à l'école.

Il est écrit :

Mais souviens-toi de ton créateur... car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle
Ecclésiaste 12 : 3 & 7

En effet, que l'on craigne Dieu ou non, nous irons tous vers une demeure éternelle : l'enfer ou le paradis. Ne soyons pas insensés de penser que nous pouvons juger notre propre vie mais craignons Dieu.

Oui, craignons Dieu ! Profitons joyeusement de toute sa création mais craignons Dieu car Il amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

NB : Si vous vous intéressez à la philosophie, lisez ce Livre dans la Bible : L'Écclésiaste.