Genèse 2 : 1-3

Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant.
Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.

Introduction

La question du sabbat est souvent complexifiée dans les débats parce que notre grande erreur est que nous nous focalisons sur l'homme au lieu de nous focaliser sur la personne de Dieu.
Dans le cas du sabbat, nous oublions vite que c'est avant toute chose le repos de Dieu et seulement dans un deuxième temps, l'homme s'inscrit dans le contexte de ce temps béni.

En effet, Dieu créa les cieux et la terre en six jours et Il trouva que son œuvre était bonne. Le septième jour, Il se reposa.
Lorsqu'il est écrit que Dieu se reposa, cela ne veut pas dire qu'il était fatigué ! Se reposer signifie que son œuvre était parfaitement achevée et accomplie. Il n'y avait plus rien à ajouter ou à modifier et qu'Il voulait/pouvait donc en profiter et en jouir.
C'est pour cela qu'il est dit de la touche finale (l'introduction de l'homme et la femme), la création fut qualifiée de "très bonne".

Cela nous amène à la question incontournable si une personne veut se pencher sur la question du sabbat : comment Dieu conçoit-Il son propre repos ?

C'est seulement si on répond clairement à cette question que nous pourrons comprendre dans quelle mesure le sabbat s'applique à l'homme.

1. Le repos de Dieu

Comme nous l'avons vu dans l'introduction, Dieu a mis un point final à sa création le sixième jour avec la création de Adam et Ève.

En fait, si nous voulons être plus précis, nous devons dire que Dieu a mis un point final à sa création le 5e jour. En effet, la venue d'Adam et Ève est une création à part et laissez-moi prendre l'illustration d'un fiancé qui va se marier pour que nous comprenions ce qui s'est passé.

Dieu s'est comporté comme un fiancé qui va bientôt se marier. Ce fiancé prépare tout avant la venue de sa femme. Il prépare un cadre parfait où le couple jouira de la relation. L'amour réciproque et la joie de cette communion sont autant parfaits que l'environnement dans lequel cette relation est vécue.

Ainsi, pendant 5 jours, Dieu a créé ce milieu paradisiaque. Le 6e jour, il fait entrer "son épouse" dans la maison qu'il vient de créer (c'est un peu le jour des noces) et le 7e, Dieu jouit de cette relation avec sa créature.

La date de l'entrée dans le royaume de Dieu (le jardin d’Éden) est aussi importante que la date anniversaire d'un mariage. C'est pour cela que le sabbat est mentionné dès les premières lignes de la Bible, car c'est comme la base de toute la vie commune d'un couple.

Nous devons relever 2 points importants ici :

  • Comme nous l'avons vu, mais je le répète encore : le repos est avant tout le repos de Dieu.

  • Ce repos est lié au fait que sa création était parfaite et qu'il n'y avait rien à ajouter. Cette œuvre avait un but précis : accueillir ceux qui feront l'objet de tout son amour.

Si nous retenons ces 2 points, nous pouvons comprendre comment et pourquoi l'homme doit vivre le sabbat.

2. Le repos de l'homme

Comment comprendre le sabbat pour l'homme ?

Vivre le sabbat pour Adam et Ève consistait à accepter le cadeau de Dieu :

  • Premièrement, la plus grande de leur bénédiction est qu'ils se réjouissent de la présence de leur créateur (ils parlaient avec Dieu tous les jours)

  • Cela implique la deuxième chose : leur existence est entièrement vouée à partager la direction de son règne dans son royaume (Dieu leur a tout délégué tout en restant le Seigneur)

Déjà, cela nous enlève tout de suite l'idée que le sabbat consiste à ne rien faire. Non dans sa conception, le sabbat ramène à l'idée que notre vie tout entière est mise à part pour Dieu. Notre repos est donc de travailler avec/pour Dieu.

Nous pouvons revenir à la première illustration et voir cette fois-ci le point de vue de la fiancée :
Une fiancée se garde pure pour son futur époux. Dit autrement, en attendant que celui-ci ait finalisé la maison où le couple vivra, elle se prépare à vivre une vie d'épouse.
Lorsque le fiancé a fini son œuvre, elle se mariera et elle entrera dans sa maison et participera activement à l'entretien du foyer. Même si elle n'est pas le Seigneur, une grande partie du bonheur du foyer reposera sur elle.

Le bonheur et les responsabilités dépendent donc équitablement de chacun des 2 personnes qui constituent le couple, même si l'un demeure le Seigneur.

Notez une chose importante : ce travail n'est pas pénible pour la fiancée. Non, dans le jardin d'Éden, la vie d'Adam et Ève n'était pas pénible, il n'y avait que de la joie à être en présence de Dieu et à partager son règne.

Pour résumer ce point, le sabbat devrait nous faire penser au fait que notre premier plaisir doit être la communion avec Dieu et que notre épanouissement est de partager le règne de notre Seigneur.

Si nous comprenons cela, alors nous pouvons commencer à nos poser des questions pratiques au sujet du sabbat.

3. Fin du repos

Malheureusement, le repos de Dieu a été bousculé par le péché. Satan a réussi à casser la chose le plus importante dans l'idée du sabbat : la communion entre Dieu et sa créature.

Nous pouvons encore revenir à l'exemple du couple qui s'est marié pour parler de l'exclusion du jardin d'Éden.

L'œuvre de Satan est comme celle d'un homme mauvais qui a séduit une femme mariée. À force de persuasion, cet homme vil a réussi à attirer la femme mariée dans son sein et à commettre l'infamie avec elle.
Le pire dans cette affaire est ce que l'acte d'adultère s'est passé dans le jardin d'Éden, c'est-à-dire, dans la maison de l'époux !

Dans ces conditions, nous pouvons nous douter que la notion de repos de Dieu n'a plus de sens. En effet, ce repos avait pour point central la relation avec Adam et Ève. Mais dans sa sainteté, Dieu a dû rejeter tout ce qui est souillé :

  • L'épouse infidèle (Adam et Ève doivent quitter la maison)

  • Le jardin d'Éden, souillé par l'acte de Satan (c'est pour cela que nous n’y retournerons pas)

Dieu doit de nouveau retravailler pour que cette relation soit rétablie et qu’ensemble, Dieu et sa créature revivent le repos comme il y aurait dû y avoir au jardin d'Éden.

Notons que Dieu aurait pu tout détruire et recommencer une nouvelle histoire qui serait semblable à genèse 1. Il aurait pu recréer une nouvelle création avec un nouveau Adam et une nouvelle Ève…

Mais en fait, c'est ce que Dieu fit sans renoncer au repos qu'Il avait prévu pour Adam et Ève.

Comment a-t-Il résolu le casse-tête suivant :
Ne supportant pas le péché, il doit tout détruire, la création (contenant) et la créature (le contenu). Mais comme il a posé son amour sur Adam et Ève, il ne peut se résoudre à les anéantir.

Comment résoudre ce dilemme ?

Dieu s'est décidé à racheter sa créature au prix de sa propre vie.

Si nous revenons une fois de plus à l'image du couple, c'est comme si l'époux trompé est allé voir l'homme vil et lui a dit : écoute, j'aime ma femme et je ne veux pas la répudier. Crois-moi, je veux la récupérer.
Alors le méchant homme rétorqua :
Ta femme est devenue une personne aussi vile que moi et nous sommes enchaînés par tes propres chaînes (la Loi qui fait périr le pécheur) alors va-t’en !
Alors l'époux légitime lui dit 4 choses :

  • Oui, il est vrai qu'il est juste qu'elle soit enchaînée à toi.

  • Mais je l'aime, et rien ne me fera reculer pour la récupérer.

  • Je lui pardonne son infidélité.

  • Pour preuve des 2 points précédents, je prends sa place, alors laisse-la retourner dans la nouvelle maison que j'ai prévu pour nous.

Le méchant homme s'est écrié "victoire !". Car en réalité, il n'a jamais voulu de la femme, mais il voulait une seule chose : que l'époux lui soit soumis. Il libéra donc la femme et enchaîna promptement l'époux.

Mais dans son orgueil, l'homme méchant a oublié un détail : l'époux a le pouvoir de briser la chaîne, car la force de la chaîne résidait dans la culpabilité de la personne enchaînée. Or l'époux est pur, il n'y a pas le moindre péché en lui, même pas 1 seul.

Alors, l'époux s'est libéré de la chaîne et réglera son compte au vilain homme par la suite ...

Ce sont des points qu'on pourrait développer davantage, mais revenons au sabbat, car ce qui est important de retenir, ce sont les 2 points suivants :

  • La femme, libérée suite au rachat de son époux est maintenant en route pour sa nouvelle demeure (différente de la première qui a été salie).

  • L'époux, de son côté est libre et prépare une nouvelle demeure pour accueillir de nouveau sa femme, celle qu'Il n'a pas répudiée, bien que cela aurait été légitime.

Pendant le cheminement de la femme vers la nouvelle demeure, le vilain n'a pas dit son dernier mot puisqu'il est encore libre pour un peu de temps. Il va tout faire pour la ramener captif.

C'est pour cela que lors de sa libération, l'époux dit à sa femme une chose pour ne pas qu'elle ne se décourage en chemin :
souviens-toi de mon amour pour toi à l'image de notre union dans la 1ère maison et souviens-toi du bien fait que je te ferai une fois que tu seras arrivée dans notre nouvelle maison.
Souviens-toi de notre alliance. Ta route sera longue, alors arrête toi de temps de temps pour te remémorer que nous sommes unis pour l'éternité.

En effet, le chemin du retour est rempli de pièges. Certaines arcades sont larges et ces rues perpendiculaires semblent faciles à emprunter mais ce ne sont que des fausses routes qui mènent de nouveau à la captivité du méchant homme.
A côté de cela, le bon chemin parait si étroit !

Ainsi, le seul moyen de ne pas se détourner du bon chemon est de se souvenir que nous vivrons dans le repos de Dieu quand nous arriverons au bout de chemin.

4. Souviens-toi...

Il est écrit :

souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
Exode 20 : 8-11

Ce verset est tiré des dix commandements. Le commandement principal par rapport au sabbat est : souviens-toi.

Quand il est dit que pendant 6 jours tu feras ton ouvrage, ne nous y trompons pas : l'ouvrage principal est d'avancer vers le pays promis. Mais hebdomadairement, il faut s'arrêter pour se souvenir du sabbat.
Se souvenir de quoi plus précisément ?

  • Se souvenir qu'il y eut un temps où Dieu avait achever son œuvre terrestre et que l'homme en a pleinement profité sans pénibilité, dans le jardin d'Éden.

  • Se souvenir qu'à cause du péché, le repos se transforma en vie pénible.

  • Et surtout se souvenir qu'il y aura un autre temps où le péché n'aura plus de pouvoir et que l'homme pourra de nouveau entrer dans le repos de Dieu (pour les hébreux, cela était symbolisé par le pays de Canaan).

En effet, si nous revenons à notre illustration, nous avons laissé notre épouse infidèle sur sa marche. Or, la marche du chrétien n'est pas de tout repos. En effet, en sortant du jardin d'Éden, la vie de tous les jours est devenue très pénible. Cette pénibilité concerne son âme, son corps et son esprit :

  • Il doit résister au diable

  • Il doit inviter d'autres perdus à revenir auprès du Père

  • Ce chemin est dur et rocailleux : il doit affronter la maladie, le deuil, la persécution, l'angoisse …

  • Il est pénible de se procurer sa nourriture

  • Il est même pénible de procréer

Cela est d'autant plus vrai si nous revenons dans le contexte où les 10 commandements ont été proclamés :
Israël venait d'être délivré de la main de Pharaon et ils étaient en marche vers le pays promis, vers le pays où coule le lait et le miel. Mais cette route était pénible, ne serait-ce que parce que c'était dans le désert. De plus, il a fallu garder le cap malgré toutes les tentations, toutes les rébellions, toutes les attaques ...

C'est pour cela que Dieu a instauré un jour où il fallait s'arrêter dans cette vie pénible et le consacrer au Seigneur, c'est-à-dire une journée où ils devaient tourner toutes leurs pensées vers le repos de Dieu en prenant du temps pour être en communion avec Lui en Lui consacrant un culte.

Ainsi, les Hébreux respectaient le sabbat en se souvenant du repos de Dieu tel qu'Il avait conçu pour Lui dans le jardin d'Éden et en pensant que ce repos serait revécu en Palestine. En effet, le peuple se décourageait tellement facilement qu'il fallait bien répéter ce culte de manière hebdomadaire. Ils devaient donc s'arrêter dans leur vie de tous les jours, dans les tracas qu'engendre cette terre maudite pour mieux repartir de l'avant vers le repos du pays promis.

Mais leur vision du nouveau repos de Dieu était limitée parce que Jésus-Christ n'avait pas encore accompli son rachat sur la croix. C'est encore pire au temps de Jésus : le sabbat était vide de sens parce que il ne semblait plus y avoir de place pour un repos de Dieu. En effet, Dieu n'avait plus parlé depuis 400 ans, la Palestine était occupée par les romains...

5. Le repos promis se précise de nouveau avec la Nouvelle Alliance

Craignons donc, tandis que la promesse d'entrer dans son repos subsiste encore, qu'aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.     
Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l'entendirent.
Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu'il dit : je jurai dans ma colère : Ils n'entreront pas dans mon repos ! Il dit cela, quoique ses oeuvres eussent été achevées depuis la création du monde. 
Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : et Dieu se reposa de toutes ses oeuvres le septième jour.
Et ici encore : Ils n'entreront pas dans mon repos !
Or, puisqu'il est encore réservé à quelques-uns d'y entrer, et que ceux à qui d'abord la promesse a été faite n'y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,
Dieu fixe de nouveau un jour aujourd'hui en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs.
Car, si Josué leur eût donné le repos, il ne parlerait pas après cela d'un autre jour.
Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.
Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes.
Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.
Hébreux 4 : 1-11

Dans ce passage, nous voyons que la notion de repos se précise de nouveau depuis la résurrection du Messie :

  • Après la délivrance d'Israël de la main de Pharaon, le peuple d'Israël était en marche vers le pays promis, où ils auraient vécu le repos tel qu'aurait dû le vivre Adam et Ève.

  • Mais arrivé au pays de Canaan, Israël a chuté : comme Adam, ils n'ont pas réussi à protéger leur territoire du péché, si bien que les derniers ont été emmenés captif. Dieu les a qualifiés plusieurs fois de femmes adultères par la bouche de prophètes.

C'est pour cela que notre passage tiré du Livre d'Hébreux parle de 2 notions très importantes :

  • Josué n'a pas emmené le peuple de Dieu vers le divin repos : les hommes ont été incapables de faire du pays de Canaan le nouveau jardin d'Éden donc Dieu doit le faire Lui-même.

  • Ainsi, Dieu fixe de nouveau un jour pour son repos : il y a donc une nouvelle période de travail pour Dieu, en vue de préparer la venue de son épouse dans la future nouvelle demeure.

6. Dieu travaille de nouveau pour un nouveau foyer

Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche.
Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha.
C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : c’est le sabbat ; il ne t'est pas permis d'emporter ton lit.
Il leur répondit : Celui qui m'a guéri m'a dit : prends ton lit, et marche.
Ils lui demandèrent : Qui est l'homme qui t'a dit : prends ton lit, et marche ?
Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était ; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu.
Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.
Cet homme s'en alla, et annonça aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu'il faisait ces choses le jour du sabbat.
Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu'à présent ; moi aussi, j'agis.
Jean 5 : 8-17

Dans cet extrait, Jésus guérit un infirme le jour du sabbat. Cela outrage les chefs religieux parce qu'ils avaient vidé le sabbat de son contenu. Ils avaient transformé ce jour en un jour centré sur ce que l'homme peut faire ou pas, et en oubliant complètement que c'était avant tout un jour de joie où les pécheurs se souviennent qu'ils entreront dans le repos de Dieu.

Mais notons quelques points de ce passage :

  • Le premier est le verbe "agir" qu'emploie Jésus au sujet de son Père et Lui-même : il s'agit en grec du verbe travailler (ergon).
    Donc nous voyons bien que le repos décrit dans le Livre de Genèse n'est plus, car Dieu a repris le travail. Ce travail consiste à une seule chose : amener à la perfection un foyer, où Il jouira de la présence d'une épouse parfaite.

  • De plus, nous voyons qu'à l'image de Genèse 1, Dieu crée son peuple qui entrera dans son repos. Dans Genèse 1, il génère Adam et Ève, mais par la suite, il régénérera son peuple avec un deuxième Adam en la personne de Jésus-Christ et la nouvelle Eve est l'ensemble des rachetés de tous les temps (Dieu est resté fidèle à Adam et Eve).

Notez que Jésus se plaît à dire : prends ton lit et marche. Oui, mais marcher vers où ?
Et bien, comme toutes les personnes guéries, Jésus nous appelle aussi à marcher vers les pays promis, c'est-à-dire vers le paradis de Dieu.

Marcher vers le paradis de Dieu est une allusion directe aux israélites dans le désert qui marchait vers le pays de Canaan. Mais aujourd'hui, nous n'avons pas à aller en Palestine, mais nous devons marcher en Jésus-Christ, marcher en nouveauté de vie, marcher par la foi et marcher conduit par l'Esprit de Dieu pour aller jusqu'au repos du Père. Nous y serons quand Jésus reviendra nous chercher.

Tout cela, l'ancien paralytique l'a bien compris puisqu'il est allé directement au temple pour adoré Dieu. Pour nous, c'est très encourageant et nous comprenons la portée du Seigneur lorsqu'il dit :

Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi.
Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place.
Jean 14 : 1-2

Ou encore, lorsqu'il dit :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.
Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.
Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.
Matthieu 11 : 28-30

Dans ces 2 paroles du Christ, nous retrouvons les 2 idées fortes pour lequel nous devons nous souvenir du sabbat :

  • Dieu se reposera un jour lorsque la nouvelle Jérusalem sera descendue du ciel, sur la nouvelle terre et les nouveaux cieux.

  • Dieu nous permettra de jouir de ce repos, car nous serons en communion avec Lui sans pénibilité et sans la corruption possible du péché.

Alors, que retenir ?

Puisque nous sommes en marche vers la nouvelle terre sachant que c'est Jésus le chemin ; souvenons-nous du sabbat gâché une première fois par le péché, mais souvenons-nous aussi que ce repos sera éternel quand Christ reviendra nous prendre.

7. Lien avec la Sainte-Cène

S'en souvenir oui, même concrètement, comment ?

Ma première réponse est : nous sommes libres en Jésus-Christ, donc faites-le comme vous voulez tant que vous avez le regard fixé sur le vrai sabbat qui est à venir.

Ceci dit, si on veut vraiment se demander comment commémorer le fait que Dieu travaille pour notre salut afin que nous puissions vivre dans son repos malgré notre indignité, et bien admettons que le moment de la Sainte-Cène réunit quand même toutes les réponses.

Il est ainsi écrit :

le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'à minuit.
Actes 20 : 7

Ce passage nous montre que désormais, les chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche. En réalité, ces premiers chrétiens se réunissaient tous les jours pour louer Dieu, mais le dimanche était un jour spécial qu'ils mettaient à part pour Dieu. Ce jour-là, ils rompaient le pain, c'est-à-dire qu'ils prenaient la Sainte-Cène.

La Sainte-Cène, aussi appelée le repas du Seigneur, n'a absolument rien à voir avec l'eucharistie catholique. Lorsque les chrétiens prennent la Sainte-Cène, ils ne font que se souvenir de la mort de Jésus-Christ et surtout, sa résurrection et le retour prochain de Jésus-Christ.
On est donc bien dans le cadre la Loi énoncée dans les 10 commandements : on se souvient ....

À son retour, l'Église universelle, que la Parole nomme symboliquement l'Épouse de Christ, vivra enfin dans le vrai repos, où le péché n'aura aucun pouvoir de l'en extirper.

Ainsi, celui qui respecte le repas du Seigneur le dimanche se souvient du repos de Dieu, acquis en Jésus-Christ, pour la vie éternelle.

Celui qui consacre le dimanche pour le Seigneur se souvient qu'avec ses frères et sœurs, ils hâtent le retour de leur Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour vivre pleinement le repos divin.

Les versets de Matthieu 11 cités plus haut sont une bonne nouvelle pour ceux qui ont placé leur foi en Jésus-Christ. Nous voyons premièrement que notre Seigneur et Sauveur a tout pouvoir, notamment celui de gérer le sabbat comme Il veut.

De plus, dans sa souveraineté, le repos ne consiste plus à attendre un jour de la semaine, mais il consiste à attendre une personne ! Cela change tout, car le chrétien peut trouver le repos de son cœur à chaque instant et en toute circonstance, car Jésus-Christ est en nous par la personne du Saint-Esprit. Mais le fait de se rassembler un dimanche illustre (c'est simplement une illustration) que nous attendons un nouveau jour (le 8e), car à cause de notre péché, nous avons gâché le 7e jour.

Ainsi, le moment de la Saint-Cène ne remplace pas le sabbat, mais ce moment accompli en Jésus-Christ tout ce que Dieu attendait du sabbat. Donc, je me répète, ce n'est pas un remplacement mais un accomplissement de la même manière que le sacrifice de Jésus ne remplace pas les sacrifices des animaux mais c'est le plein accomplissement.

Conclusion

Le sabbat du septième jour de la semaine et le culte du premier jour de la semaine ont un point commun :
Ils nous rappellent que Dieu veut se reposer de son travail et qu'Il veut que sa créature en profite avec Lui.

La grande différence est que la Sainte-Cène s'effectue avec la pleine connaissance de la victoire de Jésus-Christ.

Dieu nous donne son repos et il est vrai qu'aujourd'hui, ce repos n'est pas encore pleinement vécu. Pour le moment, Jésus-Christ veut que les chrétiens œuvrent avec Lui pour extirper un maximum de personnes du péché et donc de la mort.
Mais comme le chrétien doit vivre sa vie de tous les jours (travail,pro création, les soucis de la vie ...), il doit se rappeler le plus souvent possible du salut que Dieu a opéré en Jésus-Christ par la puissance du Saint-Esprit.
Un moyen de faire cela est la pratique régulière de la Sainte-Cène.

Ô chrétiens, gardons donc courage ! un jour nous jouirons pleinement du repos de Dieu. Mais d'ici là, marchons selon l'Esprit pour œuvrer avec ton Seigneur !

Et au jour de grosse fatigue et de découragement, entendons l'exhortation de la Parole de Dieu :

craignons donc, tandis que la promesse d'entrer dans son repos subsiste encore, qu'aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l'entendirent.
Hébreux 4 : 1-2