Introduction

Si une personne n'a jamais lu la Bible, la seule perception qu'elle aura de Christ est telle que le monde présente : soit un petit bébé, soit un homme qui a souffert. Le point commun entre ces deux vues est la fragilité et l'impuissance.

Or, la vérité est tout autre : Christ à la puissance de consoler.
Jésus-Christ console réellement parce qu'Il enlève totalement le vrai problème qui empoisonne notre vie : nos péchés.

Les Évangiles rapportent un moment intéressant à ce sujet. Lorsque Jésus-Christ, portant sa croix sur le dos, allait sur la colline où Il sera crucifié :

il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.
Luc 23 : 27-28

Ces femmes n'avaient pas compris que les plus malheureux étaient ceux qui le crucifiaient parce qu'ils étaient destinés à la perdition éternelle alors que Lui ressuscitera trois jours plus tard. Elles n'avaient pas saisi que toute la misère que le péché produit dans une vie accable et décourage. Or, ce découragement n'est qu'un avant-gout de ce que les gens connaîtront en enfer. Et elles n'avaient pas en vue non plus que si elles expérimentaient la repentance devant Dieu, qui commence par pleurer sur ses propres péchés, elles ne seraient jamais consolées de toute la culpabilité qu'il y a dans leur cœur.

Ainsi, si Jésus-Christ a souffert, c'est pour rappeler la réalité suivante : vivre dans le péché est affligeant et fatiguant mais grâce Lui, il est possible de trouver toute la consolation.

1. Origine de l'affliction

L'affliction vient quand nous savons que nous sommes désapprouvés par Dieu. Que nous soyons chrétiens ou non, ceci n'en demeure pas moins une réalité : se savoir être déprécié par Dieu est la source de tout abattement.

Les hommes ont tendance à rejeter la personne de Dieu et dans ce rejet, la seule chose qu'ils trouvent est la ruine de leurs âmes. Dieu est venu sur cette terre en la personne de Jésus-Christ pour consoler nos cœurs brisés en rétablissant la communion coupée par le péché : Il est mort sur la croix pour expier nos fautes à notre place de sorte que nous pouvons avancer vers Dieu le Père pour qu'Il nous reconstruise intérieurement.

Mais beaucoup s'endurcissent au lieu d'accepter gratuitement le pardon divin. Après l'attrait de se positionner loin Dieu vient l'orgueil :

  • Cet orgueil qui refuse de voir les erreurs malgré le désastre dans les vies.
  • Cet orgueil qui refuse de réaliser l'impuissance à se sauver soi-même bien que tout tende vers la mort, même nos pensées.

Jésus-Christ a résumé cela en citant Ésaïe :

il a aveuglé leurs yeux ; et il a endurci leur cœur, De peur qu'ils ne voient des yeux, Qu'ils ne comprennent du cœur, Qu'ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse
Jean 12 : 40

Ne restons pas dans cet aveuglement si notre cœur est malade. Laissons Jésus nous guérir et nous consoler.

2. Exemple de Caïn

Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.
Genèse 4 : 3-5

Ce qui nous intéresse dans ce passage, c'est l'attitude de Caïn.

Premièrement, il a voulu bien faire en présentant à Dieu une offrande. Cette volonté est dans le cœur de tout un chacun aujourd'hui, du moins au début de sa vie. Nous savons intérieurement que nous devons faire le bien. Tous, nous savons que nous aurons un jour à faire au jugement divin dont le juge sait tout ce que nous avons pensé, dit et fait.

Or, son offrande n'a pas été agréée par Dieu parce qu'elle était d'origine végétale et non animale. En effet, ce sacrifice devait représenter le futur sacrifice de Christ qui a versé son sang sur la croix.

La disposition de cœur de Caïn pour cette offrande est typique de celle de tous les hommes : faire seulement ce qu'ils veulent et non pas ce que Dieu veut. En effet, faire une offrande à Dieu devrait être la reconnaissance que c'est Lui le maître et nous, nous sommes les assujettis. Mais en offrant une offrande à sa manière, Caïn a voulu renverser les rôles : assujettir Dieu.

Mais personne ne peut assujettir Dieu. Devant sa désapprobation, la seule chose qui reste dans notre cœur est l'irritation et l'abattement.

3. Après l'échec, deux chemins

À partir du moment où nous savons que Dieu désapprouve, il n'y a plus que deux directions possibles :

certainement, si tu (Caïn) agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui
Genèse 4 : 7

La première possibilité est de bien agir : lever le regard vers le créateur qui pardonne celui qui se repend. Lorsqu'un pécheur vient à Dieu en demandant pardon, Dieu lui fait grâce et dans cette réconciliation, celui qui s'est trompé trouve la consolation.

La deuxième possibilité est de mal agir : prendre la décision de rester dans sa frustration mais la conséquence est que c'est la porte ouverte à un bien sombre avenir. En effet, cela donne l'occasion aux mauvais désirs de se concrétiser : la vengeance, le meurtre, l'amertume…

Dieu dit à Caïn qu'il doit dominer ces mauvais désirs mais nous connaissons tous la suite : dans son endurcissement, il a tué son frère.

Celui qui refuse la consolation de Dieu ira de défaite en défaite, si bien qu'au bout du compte, la personne préfère dans son entêtement s'autoconvaincre qu'il n'y a pas de Dieu parce que c'est pour lui un moyen cartésien d'enlever ses péchés.

Ceci est bien triste parce que si une personne arrive à enlever Dieu de ses pensées, il est difficile d'enlever la culpabilité, et encore… il est remarquable que de nos jours, la société fasse tout pour enlever la culpabilité. De nos jours, il n'y a que des victimes. Même celui qui a commis les pires actes est victime de son enfance, de sa cité, de sa pauvreté, de sa maladie…

S'il est possible d'enlever ponctuellement la culpabilité, il est impossible d'enlever la détresse dans le cœur qui se concrétise dans les vies par d'autres fautes ; fautes qui amènent encore plus de détresses, et ainsi de suite. La personne devient tel un évadé d'une prison : il y a une illusion de liberté mais elle sait que quelque chose lui court après.

Celui qui refuse la consolation de Dieu verra donc que dans sa vie, tout est morbide. Sa vie sera comme un très bon plat mais sans aucune saveur.

4. La consolation est la libération en Jésus-Christ

Il se leva pour faire la lecture, et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux  captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur…
Alors il commença à leur dire : aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.
Luc 4 : 16-21

Voici la bonne nouvelle en Jésus-Christ : il veut délivrer tous ceux qui sont accablés, fatigués et usés par l'emprisonnement de leur âme par le péché.

Ce qui est décourageant dans une vie, c'est que rien ne semble pouvoir arrêter la course folle du péché. Mais aujourd'hui il y a une consolation : Jésus a été mandaté pour guérir les cœurs brisés, autrement dit, stopper de manière claire le fiasco dans une vie et repartir à zéro. Le changement est tellement radical que la Bible parle de nouvelle naissance.

Il peut vraiment guérir parce que nos péchés ont été punis. La punition, Jésus l'a prise en mourant sur la croix. Une fois nos fautes expiées par le Seigneur, nous sommes véritablement libres de fautes et non pas des évadés que la conscience rattrape un jour.

Le passage de Luc 4 est vraiment de belles promesses. La seule que Dieu attend désormais, c'est que nous les saisissons par la foi, prenant exemple sur Abraham qui a été consolé de ne pas avoir de fils :

il ne douta point, par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu, et ayant la pleine conviction que ce qu'il promet il peut aussi l'accomplir.
Romains 4 : 20-21

Conclusion

Avant de lire ces quelques lignes, peut-être étiez-vous comme ces femmes sur la route du mont du calvaire : vous aviez pitié de Jésus-Christ.

Mais mon espoir est qu'après la lecture de cet article, la Parole vous aura convaincu que c'est Jésus-Christ qui a eu pitié de vous parce qu'il a vu que loin de Dieu, toute personne a des tendances dépressives et que sa fin sera le tourment éternel.

Dieu, dans sa toute-puissance, a la capacité d'enlever cette grande lassitude. L'accomplissement de la délivrance de Jésus-Christ est encore valable aujourd'hui, et ce, jusqu'à ce qu'Il revienne.

Comment trouver la consolation ?
Un seul pas à faire, se repentir : demander pardon pour avoir mis Dieu à l'écart et accepter le pardon qu'Il nous offre en Jésus-Christ.

Ainsi, votre âme sera consolée de tout ce qui vous accable car l'objet de votre consolation est de pouvoir revenir enfin auprès du Père sans être recalé à cause de l'impureté de vos péchés, selon qu'il est écrit :

étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.
Romains 5 : 1-2