2 Chroniques 14 : 7-15

Asa avait une armée de trois cent mille hommes de Juda, portant le bouclier et la lance, et de deux cent quatre-vingt mille de Benjamin, portant le bouclier et tirant de l'arc, tous vaillants hommes. Zérach, l'Éthiopien, sortit contre eux avec une armée d'un million d'hommes et trois cents chars, et il s'avança jusqu'à Maréscha. Asa marcha au-devant de lui, et ils se rangèrent en bataille dans la vallée de Tsephata, près de Maréscha.
Asa invoqua l'Éternel, son Dieu, et dit :
Éternel, toi seul peux venir en aide au faible comme au fort : viens à notre aide, Éternel, notre Dieu ! car c'est sur toi que nous nous appuyons, et nous sommes venus en ton nom contre cette multitude. Éternel, tu es notre Dieu : que ce ne soit pas l'homme qui l'emporte sur toi !
L'Éternel frappa les Éthiopiens devant Asa et devant Juda, et les Éthiopiens prirent la fuite.
Asa et le peuple qui était avec lui les poursuivirent jusqu'à Guérar, et les Éthiopiens tombèrent sans pouvoir sauver leur vie, car ils furent détruits par l'Éternel et par son armée. Asa et son peuple firent un très grand butin ; ils frappèrent toutes les villes des environs de Guérar, car la terreur de l'Éternel s'était emparée d'elles, et ils pillèrent toutes les villes, dont les dépouilles furent considérables. Ils frappèrent aussi les tentes des troupeaux, et ils emmenèrent une grande quantité de brebis et de chameaux. Puis ils retournèrent à Jérusalem.

Introduction

Dans ce dernier paragraphe de 2 Chroniques 14, nous voyons une attaque des ennemis du peuple de Dieu de cette époque-là. Dans la théorie, vu le nombre d'hommes, cette armée venue du Sud devait agir tel un rouleau compresseur : écraser toute résistance sur son passage.

Mais cette fois-ci, les adversaires des « Éthiopiens » étaient différents des autres rencontrés dans les anciennes conquêtes : ils n'étaient pas plus forts, ils n'étaient pas mieux armés, ils n'étaient même pas plus nombreux... Le seul élément qui a fait basculer la victoire était que les opposants avaient pour allié Celui qui a créé les cieux et la terre.

Aujourd'hui, Dieu veut encore partager la gloire de sa victoire à celui qui se confie en Lui.

Si Dieu s'est glorifié en donnant au roi Asa la victoire sur la défense de son territoire, dans notre étude, nous allons voir que ce qui glorifie Dieu est la bonne santé de notre âme, selon qu'il est écrit :

seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n'oublies les choses que tes yeux ont vues, et qu'elles ne sortent de ton cœur
Deutéronome 4 : 9

En effet, le vrai combat est que le diable, le vrai ennemi, s'acharnera à introduire dans notre cœur le rejet de Dieu et la tristesse qui l'accompagne.

Voulons-nous la victoire face à ses assauts répétitifs ? Certainement, mais comprenons bien que la victoire signifie qu'il y a un combat. Ainsi, avant de parler de victoire, nous devons évoquer le combat car celui qui se trompe de combat finira forcément avec la défaite.

1. Ne pas se tromper d'adversaire

Il est écrit :

car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
Éphésiens 6 : 12

La Parole de Christ est claire : nos ennemis ne sont pas composés de chair et de sang. Cela signifie qu'aucun homme n'est l'adversaire des chrétiens, quelles que soient sa religion, son origine, ses opinions politiques ou même la méchanceté qu'il manifeste contre les chrétiens.

Le combat que le chrétien mène est d'ordre spirituel. Ceci implique que ses adversaires sont spirituels. Ces « esprits méchants » peuvent manipuler tel ou tel homme, mais comprenons bien que finalement, cet homme est avant toute chose un instrument du diable.

Nous pouvons aller plus loin et dire que non seulement aucun homme n'est l'ennemi des chrétiens, mais de plus, ceux qui font le choix d'être ennemis de Dieu sont des êtres aimés de Dieu, selon qu'il est écrit :

J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des Actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
1 Timothée 2 : 1-4

Qu'est-ce que Dieu veut ? Que tous les hommes soient sauvés car Dieu nous a aimés alors que nous étions dignes d'être haïs.

Cela nous amène à deux conclusions :

  • Premièrement, même si nous sommes haïs, méprisés ou maltraités... nos persécuteurs ne deviendront jamais nos ennemis.
  • Deuxièmement, ces versets nous emmènent dans le vrai combat : la magnificence de la gloire de Dieu par le salut d'âmes rebelles.


L'adversaire n'est pas l'homme mais Satan, qui essaie de ravir les âmes à Dieu. La première âme qu'il veut ravir est la nôtre. Mais dans sa grâce, la gloire de Dieu se manifeste dans le salut de ces condamnés.

2. Le bon combat : la gloire de Dieu

Le diable, nommé aussi l'adversaire, n'a pas les moyens d'entacher la gloire de Dieu :

  • Il ne peut pas renverser son trône (Il a été déchu à cause de son orgueil)
  • Il ne peut pas prendre Dieu en défaut (Jésus n'a jamais péché malgré les tentations de Satan)

Alors, pour salir Dieu, le diable est parti combattre ceux qui sont à sa portée, ceux qui sont plus faibles que Lui, c'est-à-dire nous, selon qu'il est écrit :

Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel...
Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.
Apocalypse 12 : 7-8 & 17

Comprenons bien que Satan ne veut pas seulement notre mort physique, mais pire que cela : notre mort spirituelle, c'est-à-dire nous séparer de notre créateur pour l'éternité.

Pour atteindre ce but, Satan mettra tout en œuvre pour que nous nous embourbions dans le péché, afin que nous soyons trouvés coupables devant Dieu. En effet, la culpabilité avérée entrainera le jugement de Dieu et la sentence sera la mort, selon qu'il est écrit :

puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.
Jacques 1 : 15

La gloire de Satan est donc relative aux nombres d'âmes qui périront en enfer, tandis que la gloire de Dieu est relative aux nombres d'âmes qui seront sauvées.

3. Prendre part au bon combat

Il est écrit :

car l'amour de l'argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d'un grand nombre de témoins. Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus Christ, qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement, et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu'à l'apparition de notre Seigneur Jésus Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l'honneur et la puissance éternelle. Amen !
1 Timothée 6 : 10-16

Le chrétien évolue dans un monde qui est sous l'influence de Satan. Ce dernier possède plusieurs armes pour faire tomber le chrétien. Dans notre passage, l'amour de l'argent en est un exemple.

Satan a gagné quelques batailles parmi les hommes. Ceci étant dit, nous savons que Dieu triomphera car comme nous venons de le lire, l'honneur et la puissance éternelle appartiennent au Roi des rois : Jésus-Christ. Autrement dit, à la fin de toutes choses, même si nous ne savons pas comment, la gloire du Messie sera supérieure à celle de Satan, selon qu'il est écrit :

Car il est écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.
Romains 14:11

La gloire de Dieu sera telle que même ses ennemis la proclameront.

Ainsi donc, la question n'est pas de savoir si Dieu sera glorifié car Il le sera, mais la question qui reste pour chacun d'entre nous est : « Ma vie glorifie-t-elle Dieu ou Satan ? »

Ou dit autrement :

  • Suis-je égaré loin de la foi pour une raison ou une autre ?
  • Ai-je trouvé la justice, la piété, la foi, la charité, la patience et la douceur ?
  • Ai-je réussi à annihiler les tentations du diable ?


Si nous sommes honnêtes, la réponse à ces questions est : « malheureusement, Satan a réussi à me séduire au point que je suis coupé de Dieu à cause de mes péchés ». Mais dans bien des cas, Satan est tellement fort qu'il a amené sa victime à ne plus se rendre compte qu'elle est à l'agonie spirituellement.

Il y a une vérité qu'il faut bien comprendre : Satan est plus fort que nous. Il est comparé à un lion dans la Bible ! Sans aide divine, ce fauve ne fera qu'une bouchée de nous, c'est-à-dire qu'il amènera notre âme, notre cœur, nos pensées... très loin de Dieu.

Mon propos ici n'est pas de décrire ce que nous avons tous expérimenté : prendre part à la gloire éphémère de Satan en vivant dans le péché.
Au contraire, je veux surtout mettre l'accent sur la grâce que Dieu nous a accordée : nous racheter au prix de la vie de Jésus-Christ, afin que nous ayons la capacité de marcher devant Lui sans tâche et sans reproche. Cela signifie que la miséricorde de Dieu est telle qu'il est maintenant possible de gagner les bons combats, afin que nous participions à la gloire du Seigneur des Seigneurs.

Ce bon combat est que chacun puisse dire : mon cœur est attaché au Seigneur indépendamment des circonstances extérieures. Qu'elles soient négatives (pauvreté, maladie, difficultés de toute sorte...) ou positives (santé, richesse, famille...) je reste près de Lui ; selon qu'il est écrit :

quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie ? Qu'il chante des cantiques.
Jacques 5 : 13

4. Au cœur du combat

Revenons maintenant à notre texte du jour (2 Chroniques 14) et voyons comment Dieu partage sa gloire avec ses enfants.

Dans ce récit, Zérach (qui n'est pas forcément une personne venant de l'Éthiopie telle que nous la connaissons aujourd'hui) représente Satan et son armée.

Asa représente le chrétien racheté, dont les péchés passés sont effacés avec la mort de Christ (voir la première étude).

4.1 La menace

L'armée venant du sud du royaume se présente avec 1 million d'hommes face aux 300.000 Hébreux. Cela fait un rapport de 3 contre 1. Non seulement le rapport de force est en faveur des Éthiopiens mais de plus, ils sont mieux armés.

Cela nous rappelle que lorsque l'ennemi de nos âmes nous attaque par diverses tentations pour nous conduire loin de Dieu, l'attrait pour le péché est si fort que nous nous sentons assaillis de tout côté. Nos meilleures dispositions de cœur s'évaporent face à la puissance de persuasion du tentateur.

Bien que nous ayons la volonté de faire le bien, nous sommes incapables de l'accomplir.

Pourtant, Asa marche face à l'ennemi car il a l'arme absolue : la prière. La prière est l'outil que Dieu nous a laissé pour nous accaparer son secours aux temps délicats.

En effet, il est écrit :

Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit : le juste vivra par la foi.
Galates 3 : 11

Ce verset nous rappelle que la foi est la (sur) vie du chrétien. Or, la prière est vraiment l'expression de la foi. La foi pourrait se définir ainsi :

  • S'adresser à Dieu alors que nous ne le voyons pas
  • Se confier dans les promesses écrites de la Bible
  • Exprimer toutes ses craintes à celui qui est dans le ciel
  • Remercier à l'avance pour les futures victoires.

Le chrétien ne peut donc pas faire face aux tentations qui se présentent à lui sans la prière car, sans cette communion avec Dieu, il est impossible d'exprimer sa foi ; et par l'expression de la foi, saisir la vie glorieuse que le Seigneur nous offre.

4.2 La prière

Le roi Asa commence par invoquer l'Éternel. Il sait que dans son omnipotence, son aide déterminera le camp victorieux sans tenir compte de sa force initiale. Alors, il fait le choix de s'appuyer sur Lui et de le laisser agir. Cela ne veut pas dire que le roi et son armée seront inactifs, mais celui qui dirige tout est le Seigneur.

Pour le chrétien, il en va de même. Parfois les circonstances sont si difficiles qu'il serait insensé de commencer à lutter sans invoquer le Très-Haut. En cela, le chrétien peut trouver un sujet de remerciement quand il est au cœur de la tempête parce qu'au moins, cela le pousse à prier davantage. En effet, n'oublions pas que ce n'est pas notre force qui détermine la victoire, mais l'aide de l'Éternel.

Souvenons-nous que le vrai combat est ce qui se passe dans notre cœur, car c'est là que nous restons près de Dieu ou loin de Dieu. Alors, comment comptons-nous laisser le Saint-Esprit manifester son fruit (l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance) en nous si nous n'invoquons pas le Seigneur ?
Comment pensons-nous demeurer ancrés dans la foi quand les tentations surgiront si nous ne prions pas le Seigneur de nous secourir ?

Attention, cette question reste légitime surtout si la difficulté semble être à notre portée ! Et nous pouvons même dire que c'est encore plus vrai quand la situation parait simple, selon qu'il est écrit :

ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber !
1 Corinthiens 10 : 12
4.4 Exemples de combattants

Il est écrit :

Épaphras, qui est des vôtres, vous salue : serviteur de Jésus-Christ, il ne cesse de combattre pour vous dans ses prières, afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu.
Colossiens 4 : 12

La prière est le terrain de combat. L'issue de la bataille est la gloire de Dieu par la sanctification des élus. La question pour chacun d'entre nous est : ai-je pris part au bon combat, celui de la prière ?

Il est aussi écrit :

Je vous exhorte, frères, par notre Seigneur Jésus Christ et par l'amour de l'Esprit, à combattre avec moi, en adressant à Dieu des prières en ma faveur, afin que je sois délivré des incrédules de la Judée, et que les dons que je porte à Jérusalem soient agréés des saints, en sorte que j'arrive chez vous avec joie, si c'est la volonté de Dieu, et que je jouisse au milieu de vous de quelque repos. Que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen !
Romains 15 : 30-33

Dans sa souveraineté, Dieu a voulu que les élus travaillent ensemble. Ici, l'apôtre Paul fait un appel à la prière. Tout grand apôtre qu'il était, il savait que cela ne le dispensait pas de cet outil.

Son espérance est d'avoir la victoire dans son âme et qu'il puisse contribuer au travail des autres chrétiens. La question pour chacun d'entre nous est : est-ce que je compte aussi sur la prière des frères, afin de combattre ensemble ? Car telle est la volonté de Dieu.

Conclusion

Le roi Asa a du faire face à ce qui était plus fort que lui. Mais il a invoqué l'Éternel, et l'Éternel a agi. Il a manifesté sa gloire en gagnant cette bataille. En effet, il est écrit que c'est l'Éternel qui frappa les Éthiopiens.

De même pour le chrétien la prière est la zone de combat. Ce combat sera toujours relatif aux âmes : l'âme concernée par la lutte partage-t-elle la gloire du Seigneur ou sera-t-elle en perdition pour l'éternité ?

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.
Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.
Romains 5 : 1-5