2 Chroniques 14 : 1-5

Asa fit ce qui est bien et droit aux yeux de l'Éternel, son Dieu.
Il fit disparaître les autels de l'étranger et les hauts lieux, il brisa les statues et abattit les idoles. Il ordonna à Juda de rechercher l'Éternel, le Dieu de ses pères, et de pratiquer la loi et les commandements. Il fit disparaître de toutes les villes de Juda les hauts lieux et les statues consacrées au soleil. Et le royaume fut en repos devant lui.
Il bâtit des villes fortes en Juda ; car le pays fut tranquille et il n'y eut pas de guerre contre lui pendant ces années-là, parce que l'Éternel lui donna du repos.

1 Roi 15 : 8-15

Abijam se coucha avec ses pères, et on l'enterra dans la ville de David. Et Asa, son fils, régna à sa place. La vingtième année de Jéroboam, roi d'Israël, Asa régna sur Juda. Il régna quarante et un ans à Jérusalem. Sa mère s'appelait Maaca, fille d'Abisalom.
Asa fit ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, comme David, son père.
Il ôta du pays les prostitués, et il fit disparaître toutes les idoles que ses pères avaient faites. Et même il enleva la dignité de reine à Maaca, sa mère, parce qu'elle avait fait une idole pour Astarté. Asa abattit son idole, et la brûla au torrent de Cédron.
Mais les hauts lieux ne disparurent point, quoique le coeur d'Asa fût en entier à l'Éternel pendant toute sa vie.
Il mit dans la maison de l'Éternel les choses consacrées par son père et par lui-même, de l'argent, de l'or et des vases.

Introduction

Nous voyons dans cette histoire les conséquences pour une nation lorsque le roi remet son règne à Dieu : elle prospère.

Quels enseignements pouvons-nous tirer de la manière dont Asa a géré son pouvoir ?
Commençons par poser le parallèle suivant :

  • Le roi représente notre libre arbitre, c'est-à-dire notre propre volonté à diriger notre vie comme bon nous semble.
  • Le royaume de Juda représente notre âme et ses différentes définitions (sentiment, état d'âme, cœur, pensées, état d'esprit…)

Nous pouvons déduire à titre personnel que si nous soumettons notre volonté à Dieu, notre âme prospérera aussi, indépendamment des circonstances extérieures.

Comment définir la prospérité pour notre âme ?
Notre âme ne sera prospère que si elle est comblée de biens spirituels, célestes et éternels. Jésus dit à une femme samaritaine, à propos du puits que le patriarche Jacob avait creusé :

quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
Jean 4 : 13-14

Les bénédictions qui rassasieront notre âme viennent des Paroles de Jésus. Elles sont :

  • spirituelles car ce que Jésus dit est esprit et vie (Jean 6 : 63)
  • célestes parce que Jésus n'a fait que dire ce qu'il a entendu du Père (Jean 8 : 38)
  • éternelles parce que celui qui croit au fils a la vie éternelle (Jean 3 : 36)

Quand une âme est rassasiée par l'écoute et la mise en pratique de ce que Jésus a dit, alors elle trouve le repos et la tranquillité, tel le royaume d'Asa.

Voyons donc les bénédictions que le Seigneur a accordées au roi Asa quand celui-ci Lui a soumis son cœur, et discernons quelles en sont les applications pour nos vies.

1. Soumettre notre volonté à celle de Dieu

Asa commença par faire ce qui est bien et droit aux yeux de l'Éternel. Le modèle qu'il a suivi est celui du roi David.

Comme Asa, si nous voulons que notre âme prospère, nous devons faire ce qui est bien et droit aux yeux de Dieu. Or, la Bible nous montre comment Dieu voit les choses : à cause de nos péchés, Il nous voit misérables et indignes de pouvoir nous tenir dans Sa sainte présence.

Ainsi, notre premier pas doit être aussi de reconnaître nos péchés dans nos vies parce que tant qu'ils seront là, nous serons incapables de faire ce qui est bien et droit.

Puisque David est l'exemple, voyons comment il s'est comporté lorsque Dieu a pointé du doigt ses péchés :

Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi.
Psaume 51 : 3-5

Nous voyons que David a reconnu ses péchés et qu'il a crié à Dieu pour l'implorer d'effacer ses péchés. Cette prière est incontournable si nous voulons prospérer.

La bonne nouvelle, c'est que Dieu veut nous pardonner et nous rétablir. Comme David avait la certitude de la bonté de Dieu, il dit plus loin dans sa prière avec une pleine conviction :

Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
Psaume 51 : 9

David connaissait la grâce de Dieu qui donne à l'homme la faveur imméritée de l'oubli de ses fautes. Asa connaissait aussi la grâce de Dieu. Et nous ? Connaissons-nous la grâce de Dieu ?

Ce que chacun d'entre nous connaît très bien, c'est la misère qu'engendre le péché dans nos vies. La misère qui abat notre âme avant même de commencer la journée ; le genre de misère qui nous rend un peu dépressive malgré notre bonne volonté à réformer notre vie. En effet, si la vraie prospérité concerne l'état de notre âme, la vraie misère aussi. Contrairement à ce que nous pouvons penser, le manque de biens matériels n'est pas la vraie misère mais c'est le découragement du cœur.

Savions-nous que Dieu veut nous purifier et qu'Il peut le faire, de sorte que notre âme peut passer de l'état de misérable à la prospérité, tel un chemin de boue qui devient un magnifique paysage parce qu'il est recouvert de cinquante centimètres de neige ?

Pour cela, nous devons nous humilier devant Dieu. Nous devons Lui dire que jusque-là, nous avons été le maître de notre vie, mais que les conséquences sont désastreuses. Demandons-Lui pardon parce que cela a été motivé par le rejet de son règne dans notre cœur, et remettons-Lui la couronne à partir de maintenant : que ce soit Lui le roi de notre royaume.

L'enjeu de la royauté de notre âme est capital, car soit notre âme prospèrera avec Dieu, soit elle ne connaîtra que la misère sans Lui.

2. Quand Dieu purifie

Quand nous nous sommes humiliés devant Dieu, Il commence le travail de purification dans nos âmes. Il enlève tout ce qui rendait notre vie fade, sans saveur. Il enlève tout ce que nous n'avons jamais réussi à enlever par notre propre force ou nos bonnes résolutions.

2.1 Passer des choses temporaires aux choses éternelles

La Parole de Dieu nous relate que Dieu donna la force à Asa d'ôter du pays les prostitués. La prostitution est la marque des excès physiques en tous genres, de la recherche du plaisir immédiat et sans engagement. Cela amène donc à des œuvres infructueuses… sauf un fruit : l'esclavage. En effet, tout ce qui est excès physique amène la dépendance physique.

Cela signifie que bon nombre de ces pratiques appauvrissent une vie. Elles ne sont pourtant pas prêtes d'être abandonnées si un libérateur ne vient pas casser la captivité qu'elles produisent.

C'est ce que Dieu a fait pour Asa après qu'il Lui ait donné les rênes de son royaume : il l'a rendu capable de couper avec les mauvaises habitudes stériles qu'exigeait son corps. Désormais, Asa peut utiliser ses forces pour des choses éternelles. Il peut consacrer sa vie à Dieu parce que son engagement portera du fruit pour l'éternité.

Jésus veut faire de même avec nous. Si nous lui avons donné notre vie, il nous libère des pulsions dictées par notre nature charnelle, selon qu'il est écrit :

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
Romains 8 : 12-14

Celui qui appartient à Christ a Son Esprit, et c'est Son Esprit qui nous donne la victoire sur la dictature de nos bas instincts et de leurs conséquences : la mort. Jésus-Christ nous donne la vie et par conséquent, cela balayera la misère qui était attachée à notre âme.

En dehors du Seigneur, c'est la mort. En revanche, la vie que le Seigneur réserve à chacun nourrira pleinement une âme et ainsi, la personne trouvera la vraie prospérité.

2.2 Passer des choses terrestres aux choses célestes

Nous lisons dans notre passage du jour que le roi Asa a enlevé les statues que ses pères avaient instaurées comme idoles, et qu'il a même destitué sa grand-mère de sa dignité de reine à cause de son passé d'idolâtre.

Cela nous enseigne qu'Asa a dépassé les choses qui le rattachaient à cette terre pour se préoccuper des affaires que son Père céleste lui avait données. En effet, notre identité, donc notre vie, peut être façonnée par ce que notre environnement familial nous a légué. Le problème est que notre héritage culturel ou rituel peut nous éloigner de Dieu, comme ce fut le cas pour Asa.

Lorsque Dieu purifie, il nous donne du discernement pour faire la part des choses, afin que nous ayons la force de nous extirper des erreurs de nos parents, et que nous nous concentrions uniquement sur ce qui est relatif au ciel.

Jésus a dit :

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi
Matthieu 10 : 37

Il a dit cela parce que dans certains cas, les liens parentaux nous obligent à être accaparés par des choses terrestres. Par exemple, untel héritera d'une grande maison mais son entretien consommera toute sa vigueur. D'autres n'osent pas se tourner vers le vrai Dieu parce que leurs défunts parents ont appartenu à tel ou tel mouvement religieux ou politique. Tant que nous sommes enracinés dans des pensées éloignées de Dieu, notre âme demeure dans la misère de la frustration.

Ceci étant dit, cela signifie-t-il que nous devons nous rebeller contre nos parents ?
Chaque cas est unique, mais soyons sans crainte quant à l'honneur que nous devons à nos parents. En effet, celui à qui Dieu permet de passer des choses terrestres aux choses célestes sera également équipé pour honorer son père et sa mère.

Ce qu'il est important de retenir, c'est que tout ce qui nous fixe aux choses terrestres, donc périssables, sera dissous dans l'œuvre purificatrice de Dieu.

Ce que Dieu fit avec Asa, Il veut aussi l'accomplir dans nos vies, selon qu'il est écrit :

mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses.
Philippiens 3 : 20-21

L'apôtre Paul dira aussi :

Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.
Éphésiens 2 : 19

Celui qui a été purifié par le Seigneur possède la nationalité céleste. Sa maison est celle de Dieu. Il est donc tout à faire naturel que cette personne travaille pour sa nouvelle patrie et q'délaisse les activités de son ancien milieu, vouées à la destruction.

Ainsi, puisque Dieu nous a affranchis par l'œuvre de Christ, nous pouvons, comme Asa, rechercher le Seigneur, chercher à accomplir sa volonté. Jusque-là, ce n'était pas possible parce que nous avions seulement le droit et la capacité de nous occuper des choses relatives à cette terre, mais ce temps est révolu grâce au Messie.

Rechercher Dieu, c'est-à-dire chercher à Lui être agréable, est maintenant possible, selon qu'il est écrit :

Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.
Jacques 4 : 8

Comme Christ nous a ouvert la voie par sa mort et sa résurrection, nous pouvons nous approcher de Dieu et devenir purs dans notre âme, dans nos pensées et dans nos actions.

Nous sommes habilités à nous occuper des choses célestes pour toujours. Cela comblera notre âme et en cela, nous prospérerons à tous égards.

2.3 Passer des choses matérielles aux choses spirituelles

De ce que nous lisons, nous constatons que le roi Asa mit de l'or et de l'argent dans la maison de Dieu. Il s'est également efforcé d'enlever les hauts-lieux. Les hauts-lieux étaient à l'origine des sanctuaires idolâtres élevés sur les collines de Canaan, contenant des poteaux sacrés et un autel pour les sacrifices (parfois des sacrifices d'enfants).

Lorsque nous étions encore sous l'aveuglement spirituel, nous courrions après ce qui est matériel, car nous pensions que l'univers se restreignait à ce que nos cinq sens pouvaient percevoir. Ce qui est intéressant, c'est de s'apercevoir que l'esclavage de l'avidité (vouloir toujours plus sans jamais être content) a trouvé une place dans les milieux même religieux : c'est ainsi que des mouvements ont commercialisé le pardon gratuit divin. Dans d'autres mouvements, les adeptes sont enseignés à exiger du Saint-Esprit qu'Il leur donne des biens matériels.

De ce fait, comme le matériel a pris plus d'importance que ce qui est spirituel, des objets sans force comme des ossements, des vêtements ou même des images, sont devenus sacrés et font l'objet de culte.

Asa nous montre ce que le Seigneur peut faire avec un homme libéré. Il a jeté toutes les idoles car ses yeux se sont ouverts, et il a réalisé qu'elles ne pouvaient rien pour lui, si ce n'était entretenir son peuple dans la misère de l'illusion.

De plus, nous voyons qu'il donne les richesses matérielles à Dieu. Nous savons bien que Dieu n'en a pas besoin; mais en les lui donnant, Asa reconnaît que Dieu seul est la source de toutes choses et qu'Il lui donnera tout ce qui est nécessaire pour vivre.

Sans tomber dans l'idée extrême opposée qui consiste à dire que tout ce qui est matériel est mauvais, approchons-nous de Dieu pour redonner à chaque réalité sa bonne place. La réalité matérielle n'est pas amorale, mais lui donner plus d'importance que la crainte de Dieu fait errer dans la misère de la déception.

Il est écrit :

Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair.
Galates 5 : 16

Le Seigneur veut nous revigorer intérieurement en nous donnant son Saint-Esprit, afin qu'à chaque instant nous avancions l'âme remplie de paix et de tranquillité. Profitons donc de la force que Dieu nous accorde pour rejeter tout ce qui prend plus de place que Lui dans nos vies, surtout si ce sont des objets. Dans sa miséricorde, le Seigneur donnera à chacun la conviction s’il doit jeter tel ou tel objet.

Celui qui marche selon l'Esprit aura les bonnes préoccupations : l'état de son âme et des autres. Comme nous l'avions déjà dit, les préoccupations matérielles ne sont pas le bon combat. Le vrai combat concerne l'âme parce qu'au final, ce sont nos sentiments, nos états d'âme, nos pensées... qui font que notre vie est prospère ou misérable.

Louons le Seigneur car le fruit de son Esprit dans nos vies est la vraie prospérité, selon qu'il est écrit :

Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ;
Galates 5 : 22

Voilà les ingrédients qui rendent une vie prospère, quelles que soient les circonstances extérieures.

Conclusion

Nous avons donc vu que tant que notre cœur n'est pas soumis à Dieu, la misère reste notre lot de chaque jour. Cela ne dépend absolument pas de notre situation financière, sociale, professionnelle… La misère est constamment présente parce que notre âme n'a aucune force pour se détacher de l'esclavage du péché et de ses conséquences.

A l'image du roi Asa, ayons à cœur d'emboiter le pas des hommes qui ont trouvé la prospérité comme David : il s'est humilié devant Dieu et lui a demandé pardon parce qu'il était coupable.

Si nous nous humilions devant Dieu, Il nous libèrera et nous fera passer de la misère matérielle, temporaire et terrestre à la prospérité d'une vie spirituelle, éternelle et céleste.

Seule la vie que le Seigneur offre gratuitement garantira repos et tranquillité. C'est pour cela que Jésus-Christ dit :

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.
Matthieu 11 : 28-30