Extraits tiré de Colossiens 2 : 8 à 3 : 8

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.
Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair :
ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts.
Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ; il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix
[...]
Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.
Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre.
Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.
Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.

Introduction

L'étude suivante est basée sur le passage de Colossiens  2 : 8 à Colossiens 3 : 8.

La Bible présente la conversion comme une mort suivie d'une nouvelle naissance. Lorsqu'une personne vient de tout son cœur à Dieu par la foi en Jésus-Christ, elle renonce à sa propre personne pour consacrer sa vie au Messie. La Bible dit que c'est pour la liberté que Christ nous a affranchis.

Cette étude traitera du renoncement à sa vie, c'est-à-dire mourir en Christ. Ce renoncement est la capacité du chrétien à s'extirper de l'esclavage du péché et pas un ensemble d'actes qui tend à la purification car Jésus-Christ nous a déjà pleinement purifiés quand Il a donné sa vie sur la croix. En effet, si le chrétien renonce à lui-même le jour de sa conversion, ce n'est pas pour devenir un mort-vivant le reste de son séjour ici bas mais c'est pour vivre la vie épanouie avec les standards divins.

Avant d'exposer la liberté face au péché, le passage biblique présente trois fausses idées reçues concernant cette mort à soi-même : le légalisme, le mysticisme et l'ascétisme.

1. Le légalisme

La première des mauvaises conceptions de la vie chrétienne est de penser qu'un chrétien doit être légaliste.

Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats :
c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Colossiens 2 : 16-17

Qu'est-ce que le légalisme ?
Le légalisme a pour principe de relation avec Dieu de prendre des règles trouvées dans la Bible et de vouloir les appliquer à tout prix, sans avoir une vue globale du plan de Dieu. Dans l'exemple du sabbat, l'erreur est de ne pas comprendre que le repos que Dieu voulait pour ses enfants se trouve dans le Messie. Alors, ceux qui pratiquent encore le sabbat s'acharnent sur des restrictions le jour du samedi comme si ces restrictions pouvaient amener à la sanctification. D'une manière générale, les fêtes de l'Éternel sont des illustrations de ce que Dieu accomplira en Jésus-Christ.

Le légalisme a un côté attrayant à cause de l'orgueil. Par la pratique de la loi, la personne pense avoir en elle la capacité de grandir spirituellement. C'est particulièrement attrayant quand vient la culpabilité car la personne croit tenir le moyen d'expier elle-même ses fautes.

Que ce soit pour la sanctification ou pour l'expiation des fautes, l'erreur est d'oublier que Christ seul peut accomplir cela à notre place. La bonne nouvelle pour le chrétien est que tout est accompli par les mérites de Christ, même sa sanctification :

Or, c'est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption
1 Corinthiens 1 : 30

Remarquons qu'une personne légaliste a tendance à partager l'asservissement de ses règles aux autres. Pour parvenir à ses fins, le légaliste propage sa doctrine en prenant l'angle du chantage spirituel : si tu es chrétien, tu dois faire ceci ! Ne pas se plier à ses règles revient à être une personne déchue.

N'oublions jamais que le chrétien a le Saint-Esprit en lui et que personne ne peut lui imposer de faire telle ou telle chose car c'est l'Esprit Lui-même qui le guidera en toute chose. La bonne nouvelle en Jésus-Christ pour les chrétiens est :

Christ en vous, l'espérance de la gloire.
Colossiens 1 : 27

2. Le mysticisme

Qu'est-ce que le mysticisme ? Le verset suivant en donne la définition :

Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles, sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé  par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne.
Colossiens 2 : 18-19

Le mystique cherche à entrer en contact avec le monde invisible et spirituel en vue d'obtenir des révélations pour avoir de l'aide dans tel ou tel domaine (santé, financier, relationnel…). Ce verset montre qu'il existe des personnes, se nommant « chrétien », qui cultivent une relation avec des anges.

Qu'est-ce qu'un ange dans ce contexte ?
Un ange est tout ce qui n'est pas Christ en nous. En effet, si une personne se disant chrétienne cherche à entrer en contact avec une puissance spirituelle hors du Messie, nous pouvons affirmer que cet être n'est pas Christ. En effet, Christ est dans le cœur de chaque chrétien. Cela implique qu'aucun chrétien ne peut consulter Christ à la place d'un autre chrétien. Celui qui s'attache à des révélations extérieures pend le risque de se détacher du vrai chef de l'Église, Jésus-Christ.

Le verset de Colossiens 2 : 18-19 attire notre attention que l'accroissement du corps vient uniquement de son attachement à Christ. Autrement dit, toutes les bénédictions sont uniquement issues de Jésus-Christ, qui est dans le cœur de chaque chrétien. Si nous suivons une autre personne que Christ, alors nous laisserons cette personne nous voler le prix de notre course, c'est-à-dire la récompense liée à la consécration de notre esprit, âme et corps.

La Parole nous met en garde parce que tout chrétien peut tomber sous la séduction de telle personne. Elle dégage tellement d'humilité que le chrétien peut se laisser coincer dans ses filets.

Comment reconnaître ce genre de loup ?
La Parole prévient que ces personnes sont uniquement tournées vers ce qui est terrestre, ce qui est charnel. Les promesses que ces faux bergers avancent suite à leur communion spirituelle avec ces anges sont relatives à ce qui est périssable et immédiat (argent, santé, les relations…), en opposition à ce qui est éternel. Ces choses ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais si nous consacrons notre cœur à ce qui est périssable, alors nous perdrons par la même occasion le prix de notre course : la gloire que Christ partagera avec les chrétiens lors de son retour.

La bonne nouvelle pour le chrétien est que c'est le Christ Lui-même qui est la source de la divine récompense et si le chrétien reste attacher à Lui, alors il ne perdra pas le prix de sa course. Quand le Messie reviendra, nous serons pleinement dans la joie de vivre physiquement ce que nous avons vécu spirituellement. Vivement ce jour !

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.
1 Jean 3 : 2

3. L'ascétisme

La dernière des mauvaises conceptions de la vie chrétienne est l'ascétisme. Un ascète est une personne qui prive son corps de ses besoins naturels (alimentaire, relationnel, santé, repos…) car, pense-t-il, en négligeant volontairement sa vie corporelle, il fera grandir sa vie spirituelle. Ceci se situe à l'opposé du légaliste. Si le légaliste s'efforce de faire des choses à l'excès, l'ascète s'efforce de ne rien faire, mais à l'excès aussi. Mais l'ascète et le légaliste ont un point commun en plus d'être dans l'erreur : ils prônent leur doctrine aux autres.

Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :
Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas ! préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?
Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.
Colossiens 2 : 20-23

L'apôtre Paul rappelle dans ces versets la liberté du chrétien en Christ. La grande liberté que le chrétien possède est que la référence dans sa vie est Jésus-Christ, et non des règles de ce monde qui ne sont que des percepts pernicieux (dangereux).

Ce mode de vie est dommageable à deux niveaux :

  • Spirituel : Elle nous détache de Christ pour nous attacher à un démon.
  • Physique : Elle dégrade notre corps qui est prévu pour être le temple du Saint-Esprit.

Il y a un côté séduisant à se laisser accuser par de telles personnes. La Bible dit que cette fausse doctrine a une apparence de sagesse. Le monde dans lequel nous vivons oppose la sagesse à l'excès. Notre monde de consommation pousse à toute sorte d'excès, si bien que lorsqu'une personne s'impose des restrictions de toutes sortes, toute de suite ces œuvres sont associées à la sagesse. La bonne illustration est l'attrait des religions orientales qui exaltent les restrictions pour le corps. Cela est vu comme un moyen pour atteindre la sagesse. Mais la Bible est claire et Elle n'appelle personne à faire vœu de pauvreté, ou vœu de chasteté ou tout autre vœu de privation.

Il y a une grande vérité qu'il ne faut jamais oublier :

Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
Jean 14 : 6

Toutes ces abstentions amèneront au mieux à s'abimer les neurones et le corps. La bonne nouvelle pour le chrétien est qu'il a trouvé le vrai chemin qui mène à la vie auprès du Père : Jésus-Christ.

4. Ce qui est réellement mort

La mort et la nouvelle naissance sont prises en symbole pour la conversion. La « mort en Christ » ne consiste pas à perdre toute liberté en n’étant écrasé par des principes irréfléchis, ni par une vie mystique, ni par des privations de toute sorte. La mort que Dieu attend est la mort du péché en nous. En effet, ni le légalisme, ni le mystique ou l'ascétisme n'ont de pouvoir pour régler nos péchés et donc, incapables de nous rendre plus saints devant Dieu. Ces trois faux dogmes ont une apparence de spiritualité mais le résultat est que notre sanctification est au point mort.

C'est peut-être pour cela que certaines personnes s'adonnent à ces pratiques. Ça permet de ménager le chèvre et le chou dans le sens où ils ont l'impression de vivre une vie spirituelle sans laisser tomber tel domaine dans leur vie où le péché abonde.

Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie.
Colossiens 3 : 5

Ces versets ne sont pas une liste de commandements, comme si les péchés qui sont décrits sont des marches pour atteindre la plénitude de la spiritualité. Cette liste montre ce que le chrétien a acquis lorsqu'il s'est converti à Christ. Lorsque la Bible nous demande de faire mourir dans notre corps un dérèglement, c'est parce qu'en Christ, nous avons les moyens d'y renoncer.

C'est exactement lorsque Jésus demande à un paralytique de se lever et de marcher. Il lui ordonne de se lever et marcher parce que juste avant, Jésus l'a équipé par la guérison d'accomplir ce commandent. Alors, nous qui sommes chrétiens, entendons cette bonne nouvelle :
Faisons mourir toutes ces pratiques déréglées parce que Christ nous a donné les moyens pour le faire.

Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l'animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche.
Colossiens 3 : 8

Cette nouvelle liste concerne les dérèglements invisibles, ce qui se passe à l'intérieur. Si le chrétien a la capacité d'arrêter de mauvaises pratiques, il peut aussi renoncer à ce qui est impur dans son cœur, dans sa tête ou dans ses pensées. Quand le Seigneur purifie, il purifie esprit, âme et corps : ce qui est à l'extérieur (ce que nous faisons) et à l'intérieur (ce que nous pensons).

Conclusion

L'œuvre de Christ nous pousse à regarder à ce qui est céleste alors que la philosophie venant des hommes nous pousse à regarder à ce qui est terrestre. Mourir en Christ n'est pas une privation, au contraire, cela nous débarrasse du boulet qui empêchait de vivre pleinement une vie épanouie !

Le salaire du péché c'est la mort. Le péché (le fait de rejeter Dieu) est le réflexe de tout homme. Lorsque la Bible ordonne de renoncer aux œuvres mortes, il faut bien comprendre que c'est Dieu qui donne la vie à partir de ce qui est mort. C'est exactement la même chose quand Dieu dit « que la lumière soit » et la lumière fut.

Dieu veut faire mourir les ténèbres qui sont nous. Il veut ôter ces ténèbres qui mènent à la perdition éternelle afin que nous ayons la vie. Une fois régénérer par Jésus-Christ, une personne peut se consacrer à ce qui est réellement important, à ce qui est éternel, à ce qui est céleste.

Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu.
Colossiens 3 : 1