Introduction

Beaucoup de chrétiens se posent des questions de la perte du salut.

Comme je n'aime pas les articles ambigus, je préfère dire tout de suite annoncer le fond de ma pensée : non, le chrétien ne peut pas perdre son salut.

Ceci étant dit, j'aborde cette question avec beaucoup d'humilité parce que je reconnais que la question n'est pas aussi simple que cela. Nous pouvons mentionner deux versets qui montrent que la question mérite d'être posée :

Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.
Jean 10 : 28
Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles.
Hébreux 10 : 26-27

Ces deux versets semblent contradictoires parce que dans un cas, nous voyons l'assurance du salut inconditionnel mais, d'un autre côté, nous voyons que ce salut peut échapper à celui qui a péché volontairement. Mais cette contradiction apparente sera levée suite à notre étude de la Parole.

1. Ne pas altérer le message de l'Évangile

Avant de répondre à la question, il est important de dire que le but n'est pas de rentrer dans la polémique mais plutôt d'apporter une réponse avec le souci de ne pas altérer le message de l'évangile.

Puisque je reconnais que la question de la perte du salut est difficile, je reconnais que ma réponse n'est pas la réponse. Ceci étant dit, l'humilité ne doit jamais s'opposer au fait d'avoir des convictions, c'est pour cela que j'ai dévoilé ma conviction dès le début.

Ainsi, je n'appelle donc pas « hérétique » tous ceux qui ne pensent pas comme moi, du moment que :

  • La Bible soit la référence.
  • Le message de l'Évangile n’est pas altéré.

Or, la bonne nouvelle en Jésus-Christ est :

Christ en vous, l'espérance de la gloire.
Colossiens 1 : 27

Si nous détaillons un peu plus la bonne nouvelle en Jésus-Christ, nous pourrions la résumer ainsi :

Tout homme est pécheur et privé de la sainte présence de Dieu :

  • Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu  (Romains 3 : 23)
  • Nous sommes tellement pécheurs que nous n'avons même la force de nous tourner vers Dieu :
    Avez-vous le coeur endurci ? Ayant des yeux, ne voyez-vous pas ? Ayant des oreilles, n'entendez-vous pas ? Et n'avez-vous point de mémoire ? (Marc 8 : 18)
  • Il a donc fallu que Dieu vienne à notre rencontre sur Terre en la personne de Jésus-Christ et expier nos fautes afin de rétablir la communion avec le Père :
    Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né. (Zacharie 12 : 10).
  • Grâce à l'œuvre de Jésus-Christ, nous sommes équipés pour marcher selon la volonté de Dieu :
    Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (Tite 2  : 11-12).


En somme, c'est grâce à Jésus-Christ si un chrétien peut faire quelque chose de bien, selon qu'il est écrit :

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres,  afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées  d'avance, afin que nous les pratiquions.
Éphésiens 2 : 8-10

Ainsi, quel que soit notre point de vue sur la question, nous devons reconnaître que la bonne nouvelle en Jésus-Christ : le Messie donne la vie. Il en est la source depuis la conversion (la nouvelle naissance), en passant par la sanctification (la marche chrétienne) jusqu'à la glorification finale (notre vie au paradis de Dieu).

2. Bien formuler la question

Si nous nous posons la question « Le chrétien peut-il perdre son salut ? », nous devons commencer par nous poser la question du gain du salut.

En effet, quelle serait la question inverse ? « Le chrétien peut-il gagner son salut ? »

Au vu de la première partie, nous avons vu que la réponse est : non, le chrétien ne peut pas gagner son salut par ses propres moyens. Ce salut il l'a acquis parce que Dieu lui en a fait cadeau, selon qu'il est écrit :

Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
Romains 6 : 23

La question inverse n'est donc pas « Le chrétien peut-il gagner son salut ? » mais « Le chrétien peut-il bénéficier de la grâce du salut ? »

Là, la réponse est : oui, car cela dépend de la volonté de Dieu or, nous connaissons sa volonté :

Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
1 Timothée 2 : 3-4

Il est important de prendre quelques secondes pour s'attarder sur la question réciproque parce qu'il y a des nuances qu'il faut noter. Lorsque nous parlons de salut, il faut bien comprendre qu'il n'est convenable de se poser la question de cette manière : « Le chrétien peut-il perdre son salut suite à ses fautes ? » puisque cela reviendrait à dire que le chrétien qui sera sauvé est celui qui a gagné son salut. Cela n'est pas biblique puisque tout est par grâce, selon qu'il écrit :

Or, si c'est par grâce, ce n'est plus par les oeuvres ; autrement la grâce n'est plus une grâce. Et si c'est par les oeuvres, ce n'est plus une grâce ; autrement l'oeuvre n'est plus une oeuvre.
Romains 11 : 6

Ainsi, la vraie question est : « Le chrétien peut-il s'extraire de la grâce de Dieu ? »
En posant la question de la sorte, la réponse ne se situe plus sur le terrain du « faire » mais de l’« être ». En effet, le chrétien n'est pas appelé à faire des œuvres pour être en communion avec son rédempteur mais à être en communion avec son Seigneur pour être capable de faire des services.

Ce que nous réussissons à faire (ou pas) n'a pas vraiment de valeur car le résultat dépend de Dieu, selon qu'il est écrit dans la parabole du semeur :

Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.
Matthieu 13 : 8

Nous voyons donc que la qualité et la quantité du résultat de notre service dépendent uniquement de Dieu.

Notre part est uniquement de rester près de Dieu. Pour qualifier notre relation avec Dieu, nous devons utiliser surtout les verbes d'état, tels :

  • Demeurer… près de Dieu
  • Être… près de Dieu
  • Devenir… comme Christ
  • Paraître… glorifié avec Christ
  • … etc.

Pour finir avec la parenthèse grammaticale, notons que les verbes d'état s'opposent aux verbes d'action. En effet, pour tous les verbes d'action, notre conclusion doit être :

Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.
Luc 17 : 10

Nous voyons bien que le chrétien ne peut pas garder son salut par les œuvres, bonnes ou mauvaises ; réussites ou ratées.

Ainsi, la vraie question par rapport la perte du salut est : « Le chrétien peut-il sortir de la faveur que Dieu lui a donnée ? ».

3. La nature du cadeau de Dieu

Il y a malheureusement souvent une confusion sur la nature du cadeau de la vie éternelle : le salut en Jésus-Christ est présenté comme un objet de consommation.

Cela est présenté comme une réclame à prendre ou à laisser :

  • Et si nous l'avons accepté, nous avons un délai pour nous rétracter.
  • Dans le cas où nous trouvons cela trop difficile, nous allons aux services après vente pour nous plaindre.
  • Si nous sommes lassés, nous consultons la liste d'activités pour choisir ce qui nous convient.
  • Si nous sommes fatigués, nous prenons une année sabbatique.
  • … etc.…

Or, Comment la Bible présente-t-elle le salut en Jésus-Christ ?

3.1 Comparaison avec la vie d'un esclave

La Bible nous apprend qu'à cause de notre tendance naturelle à pécher, nous sommes esclaves du péché. Cette image est forte parce que cela signifie que notre personne est une marchandise qui a un propriétaire, exactement comme l'était un esclave.

Or, notre propriétaire était Satan. Il est évident qu'un esclave ne peut pas quitter son maître comme bon lui semble. D'ailleurs, cela explique qu'une personne ne peut pas gagner son salut.

Par amour pour nous, Dieu nous a acheté à notre ancien maître. Il a payé le prix fort : sa propre vie. En effet, Jésus-Christ a donné sa vie en rançon pour nous.

Ainsi, le chrétien est un esclave qui est passé d'un maître à un autre, selon qu'il est écrit :

Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. - Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. - De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos  membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice.
Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui. Car la fin de ces choses, c'est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.
Romains 6 : 18-23

La question de la perte du salut pourrait donc s'énoncer de manière suivante :
« Un chrétien a-t-il la capacité de rompre le lien d'esclave de Dieu ? »

La réponse est évidente : non, quel que soit le maître, un esclave n'a pas la possibilité de se libérer tout seul. Même s'il est un très mauvais serviteur, cela ne change pas l'idée qu'il puisse couper ses liens. Seul le maître peut couper ce lien.

Or, nous savons que le maître nous a permis d'en finir avec notre statut d'esclave, selon qu'il est écrit :

En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne demeure pas toujours dans  la maison ; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.
Jean 8 : 34-36

Il est encore écrit :

C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude
Galates 5 : 1

Ainsi, par le prix que le Christ a payé sur la croix, nous avons été rachetés pour être libres… Libre mais, pas abandonné. En effet, Dieu ne nous a pas affranchis pour que nous soyons le maître de notre vie mais pour devenir son enfant, selon qu'il est écrit :

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.
Galates 4 : 6-7
3.2 Comparaison avec une famille.

La bible prend l'exemple de l'image d'une famille pour exposer la nature du salut. Elle nous dit que lorsque Dieu a offert sa vie sur la croix en la personne de son Fils, cela est comparable à une adoption, selon qu'il est écrit :

En lui (Jésus-Christ) Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce  qu'il nous a accordée en son bien-aimé.
Éphésiens 1 : 4-6

Ainsi, la question de la perte du salut pourrait encore se poser ainsi :
« Le chrétien peut-il annuler la divine adoption ? »

La réponse est évidente : non, il ne peut pas. À la limite, c'est Dieu qui pourrait l'annuler mais nous connaissons ce qui est dit de Lui :

Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour.
Jean 6 : 39

Dieu emprunte une image encore plus forte concernant le salut : La naissance dans une famille, selon qu'il est écrit :

Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
Jean 3 : 3

Vue sous cet angle, la question de la perte du salut peut être encore formulée comme suit :
« Le chrétien peut-il ne plus être le fils de son Père ? »

La réponse est évidente une fois de plus : non, nous sommes quoi qu'il arrive le fils de notre père. Au pire, nous pouvons être déshérités, mais nous connaissons la pensée de Dieu pour Ses rachetés :

Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ? selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, Qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni  les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature  ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.
Romains 8 : 33-39

Il est impossible pour un homme de sortir de la famille de Dieu car cela dépend uniquement de Dieu et Dieu nous aime, et Il a la puissance de nous rendre parfait.

Peut-être que vous pensez que c'est trop facile, et donc nous pouvons faire n'importe quoi. Mais sachez que Dieu aime Ses enfants et qu'Il les corrige si besoin. L'éducation du chrétien est entre les mains de Dieu et cela est la source d'encouragement et d'espérance car comme l'apôtre Paul, nous pouvons aussi dire à propos de notre service que :

Et c'est à cause de cela que je souffre ces choses ; mais j'en ai point honte, car je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là.
1 Timothée 1 : 12

Ainsi, nous voyons qu'un homme n'a pas plus la capacité de garder son salut que de le perdre car cela dépend uniquement de Dieu.

4. Les versets difficiles

J'espère que la démonstration et la conclusion ont été compréhensibles : le chrétien ne peut pas perdre son salut parce que ça ne dépend pas de lui. Pour autant, il est important de consacrer du temps aux versets difficiles.

4.1 Romains 11 : 22
Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché.
Romains 11 : 22

Comment un chrétien pense-t-il demeurer ferme dans la bonté de Dieu ? Est-ce à force de pratiquer de bonnes œuvres ? Comme nous l'avons vu plus haut, cela n'est pas possible parce qu'il est évident qu'un chrétien peut chuter.

La seule manière est de compter sur Dieu, comme le roi David l'exprima le jour où il méritait que Dieu le retranche de sa grâce :

O Dieu ! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Psaume 51 : 10

Or, nous connaissons la volonté puisqu'il a dit :

Je leur donnerai un même coeur, Et je mettrai en vous un esprit nouveau ; J'ôterai de leur corps le coeur de pierre, Et je leur donnerai un coeur de chair.
Ézéchiel 11 : 19

Ainsi, si d'un point de vue théorique, le chrétien doit considérer la bonté et la sévérité de Dieu, il doit surtout voir la bonté de Dieu d'user de Sa toute-puissance de changer son cœur : c'est cela la bonne nouvelle en Jésus-Christ.

4.2 Hébreux 6 : 4-6
Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu'ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie.
Hébreux 6 : 4-6

Ces versets veulent démontrer la gravité de la perte du salut si cela était possible. En effet, dans les versets qui suivent, l'auteur de l'épitre annonce tout de suite que cela ne concerne pas ses lecteurs chrétiens :

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.
Hébreux 6 : 9

Quelles sont les choses meilleures pour le salut ? Elles sont expliquées à la fin du même chapitre : il est impossible de perdre son salut parce que Dieu s'est engagé fermement à nous maintenir attaché à Lui, selon qu'il est écrit :

C'est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d'évidence aux héritiers de la promesse l'immutabilité de sa résolution, intervint par un serment, afin  que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul  refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide ; elle  pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek.
Hébreux 6 : 17-20

Ce chapitre est un puissant encouragement pour le chrétien et non une source d'angoisse. Dieu est tout puissant, et s'il fait un serment par Lui-même, la promesse sera tenue. Or, la promesse est l'espérance d'avoir part au salut.

4.3 Hébreux 10 : 26-27
Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente  terrible du jugement et l'ardeur d'un feu qui dévorera les rebelles.
Hébreux 10 : 26-27

Comme au chapitre 6, cela montre la gravité de la perte du salut si cela avait été possible. Or, la fin du chapitre nous montre que cela ne l'est pas, selon qu'il est écrit :

Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.
Hébreux 10 : 39

Ce chapitre veut encourager le chrétien à avancer par la foi malgré les difficultés qu'il voit, surtout quant à ses propres échecs. Le chrétien est celui à qui Dieu a donné la foi de sorte qu'il peut s'identifier à tous les héros de la foi dans le chapitre 11.
Si nous connaissons notre Bible, nous savons que les personnes mentionnées n'ont pas toujours été digne du salut : Samson est un bon exemple. Or, quand Dieu donne la foi, rien ne peut l'annuler.

4.4 Galates 5 : 4
Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce.
Galates 5 : 4

L'apôtre Paul ne s'adresse pas aux chrétiens mais à ceux qui n'ont jamais été attachés au Christ. En effet, il précise au premier chapitre que :

Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile.
Galates 1 : 6

En effet, ceux qui se sont détournés de Christ sont ceux qui veulent se maintenir dans la grâce de Dieu par la pratique de la Loi.

De plus, dans le chapitre 5, Paul oppose dans le verset d'après les chrétiens qui marchent par la foi des personnes qui n'ont jamais rien compris à la grâce car ils espèrent être agréés de Dieu en appliquant la Loi, selon qu'il est écrit :

Pour nous, c'est de la foi que nous attendons, par l'Esprit, l'espérance de la justice.
Galates 5 : 5
4.5 Philippiens 2 : 12
Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence,  mais bien plus encore maintenant que je suis absent
Philippiens 2 : 12

Ce verset est intéressant parce qu'il sous-entend que le chrétien peut mériter son salut à force de travail, sous-entendu, s'il ne travaille pas assez, son salut lui passera sous le nez.

Or, la traduction du verbe « travailler » est plutôt « faire fructifier ». Le chrétien est appelé à faire fructifier ce qui vient de Dieu : Le fruit que donne le Saint-Esprit en lui. La question de la volonté propre du chrétien ne se pose pas puisque le verset suivant dit :

car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.
Philippiens 2 : 13
4.6 À propos de tous ces versets

D'une manière générale, je tiens à souligner que nous ne sommes pas capables de voir ce qui se passe réellement dans le cœur d'une autre personne. Personne ne peut dire pour un autre s'il est sauvé ou pas parce que nous pouvons nous mentir les uns les autres.

Ainsi, la Bible nous invite à être circonspects face aux faux frères. Ils peuvent tenir un beau discours mais les fruits dans leur vie démontreront qu'ils n'avaient jamais été sauvés, selon qu'il est écrit :

Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres ; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est  arrivé afin qu'il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.
1 Jean 2 : 29

En effet, un chrétien peut chuter un temps mais le Saint-Esprit en Lui ne l'abandonnera pas si bien que la personne arrivera à la repentance. Ainsi, il n'est pas possible pour une personne scellée du Saint-Esprit de tenir le raisonnement suivant :
« Puisque Dieu pardonne alors je ferai n'importe quoi », selon qu'il est écrit :

Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ?
Romains 6 : 1-2

Certains versets qui tendent à montrer qu'une personne puisse perdre son salut sont ainsi destinés aux faux frères pour leur montrer qu'ils sont toujours sous le même maître qu'à leur naissance : le diable.

Conclusion

Certainement que ceux qui pensent qu'un chrétien peut s'extirper de la grâce de Dieu pensent à d'autres versets et d'ailleurs peut-être qu'ils pensent que Dieu veut exclure certains de la grâce même si un homme ne peut pas y arriver seul. En fait, si c'était le cas, nous serions tous exclus de la grâce de Dieu.

Personnellement, je ne peux pas le concevoir mais, je vous appellerai tout de même frère tant que vous affirmer que Dieu seul peut nous donner la vie en Jésus-Christ et Lui seul peut nous garder dans son salut, selon qu'il est écrit :

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de  l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ !
Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera.
1 Thessaloniciens 5 : 23-24

Oui, c'est Lui qui le fera, Amen !