INTRODUCTION

Nous voyons dans la Bible que les églises locales sont appelées à pratiquer deux institutions :

  • Le baptême par immersion.
  • La Sainte Cène.

Dans cette étude, nous nous concentrerons sur la Sainte Cène.

1. Définition

La Sainte Cène a été instituée par le Seigneur Jésus lors de la dernière pâque. Ce repas a eu lieu le soir avant qu'Il meure sur la croix. Seuls ses disciples furent présents. Cela nous est rapporté dans l'Évangile selon Luc par exemple :

Jésus dit à ses disciples : J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit : Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu. Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.
Luc 22 : 15-20

Nous pouvons relever quelques observations :

  • Le public : cela concerne uniquement les disciples de Jésus-Christ.
  • La pratique : partage du pain et du vin.
  • Durée : elle doit être pratiquée jusqu'à ce que Jésus revienne.
  • Fréquence : À chaque rencontre entre disciples.
  • But : elle doit être pratiquée pour se souvenir de Jésus-Christ et de son œuvre.
  • Effet : exhorter le chrétien à persévérer à marcher à la suite de son sauveur.
  • Symbole : elle représente ce que Jésus-Christ fera le lendemain (briser son corps et verser son sang).

L'observation la plus importante est que toutes ces caractéristiques illustrent la Nouvelle Alliance :

Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d'Égypte, Alliance qu'ils ont violée, Quoique je fusse leur maître, dit l'Éternel. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.
Celui-ci n'enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l'Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.
Jérémie 33 : 31-34

Cette Alliance avait été promise par Dieu et pleinement accomplie par l'œuvre de Jésus-Christ. Désormais, celui qui se repent de ses péchés et place sa confiance en Jésus-Christ entra dans l'Alliance avec Dieu. La conséquence est qu'il aura un nouveau cœur, un cœur qui plait à Dieu.

Tels sont ceux qui ont trouvé le pardon auprès de Dieu.

2. Les désignations bibliques

Le mot cène n'est pas présent dans la Bible. Cette expression vient du latin cena qui signifie repas du soir. Pour approfondir le sujet, nous pouvons nous attarder sur les autres appellations dans la Bible.

2.1. La fraction du pain
Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.
Actes 2 : 42

Ce verset indique comment les premiers chrétiens se comportaient dans la première église locale. Nous voyons qu'ils persévéraient entre autres dans la fraction du pain. Cela signifie qu'ils continuaient à suivre cette institution en faisant preuve de ténacité.

En général, nous avons besoin de ténacité quand il y a des obstacles. Parmi les raisons qui peuvent entrainer un abandon de cette pratique, nous pouvons citer :

  • La peur de la persécution.
  • La honte de partager le sort de Christ.
  • Dévier du sens que Jésus a voulu donner.
  • ... etc ...
2.2. La communion
C'est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l'idolâtrie. Je parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain.
1 Corinthiens 10 : 14-17

Dans ce passage, il s'agit de fuir l’idolâtrie. Ce thème sera développé dans le paragraphe suivant. En attendant, nous relèverons un thème secondaire, mais tout aussi important : le pain.

Ce passage nous montre la nature des éléments à partager : il s'agit de pain, tout simplement.

N'oublions pas que le contexte est le repas pris en commun. Lors de ces moments où l'amour fraternel devrait être pratiqué, il est normal qu'un moment spécial soit réservé pour celui qui est la raison d'être de cette agape : Jésus-Christ.

Ainsi, la transsubstantiation (le pain qui se transforme en corps de Christ) n'est pas une pratique biblique et cette pratique est à reléguer au rang de l’idolâtrie.

2.3. La table du Seigneur
Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu ; or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?
1 Corinthien 10 : 20-22

Dans le contexte, il est question de viandes sacrifiées aux idoles. Le propos de l'apôtre Paul est de dire que nous ne pouvons pas à la fois participer aux rites spirituels et à la Sainte Cène. En effet, toute cérémonie spirituelle en dehors de la communion avec Christ est une cérémonie célébrée à la table des démons.
Nous pouvons citer l'astrologie en plus de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la voyance ...

Nous pouvons aussi parler de ce qui se passe dans les milieux dits chrétiens où les gens laissent accaparer leur être à toute sorte d'esprit. Même si ces esprits parlent de guérisons, de richesses ou d'amour, jamais ils ne parlent ouvertement de Jésus-Christ.

Or, il est écrit :

Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.
1 Jean 4 : 1-3

Ainsi, la participation à la table du Seigneur est uniquement réservée à ceux qui sont exclusivement en communion avec Jésus-Christ.

2.4. Le repas du Seigneur
Lors donc que vous vous réunissez, ce n'est pas pour manger le repas du Seigneur. car, quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l'un a faim, tandis que l'autre est ivre. N'avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? Ou méprisez-vous l'Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n'ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela je ne vous loue point.
1 Corinthiens 11 : 20-22

Ce verset indique la solennité du moment. L'église de Corinthe n'avait aucun respect de l'unité voulue par Jésus. Certains s'enivraient tandis que d'autres laissaient mourir de faim leurs frères spirituels lors des repas en commun.

L'expression repas du Seigneur nous invite à nous rappeler que ce moment appartient au Seigneur et donc, seuls ceux qui Lui appartiennent peuvent y participer.

La participation n'est pas pour ceux qui professent le nom de Jésus, mais strictement pour ceux qui vivent pour Jésus. Cela se voit extérieurement par deux aspects :

  • Vivre en toute pureté.
  • Vivre en se souciant des frères et sœurs en Christ.

CONCLUSION

La Sainte Cène n'est pas un sacrement, car il ne contribue en rien à notre salut.

La volonté du Maître est que ceux qui participent à la Sainte Cène sont ceux qui savent qu'ils sont déjà sauvés. C'est le moyen que Jésus nous a laissé pour nous encourager à la pureté en attendant son retour.

C'est tout cela que Paul rappelle aux corinthiens lorsqu'il leur écrit :

Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.
De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
1 Corinthiens 11 : 23-26