Introduction

Dans ce billet, je voudrais partager un verset qui me revient en tête souvent ces derniers jours :

Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. (2 Thessaloniciens 3 : 13)

Au milieu de diverses exhortations finales, Paul exhorte les frères à ne pas perdre courage. Il les exhorte fortement à persévérer à vivre dans la sainteté. Mais sachons que de son côté, le diable va tout faire pour nous décourager.

Je me rends compte qu'il y a un mensonge à rejeter pour ne pas se lasser de pratique la justice : croire que c'est en vain que nous vivons pour le Seigneur.

En effet, si nous avons donné notre vie à Jésus-Christ, nous sommes alors scellés par son Esprit‑Saint qui ne cesse d'œuvrer dans notre cœur pour nous inciter à accomplir ce qui est juste devant Dieu.

Alors, ne nous lassons pas de laisser agir Celui qui transforme les vies, car ce n'est pas en vain qu'Il œuvre. Souvenons-nous de sa promesse :

Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. (Colossiens 3 : 4)

Rappelons-nous que le temps où nous marchions en vain était celui d'avant notre conversion. Mais cette période où nous vivions sans la souveraineté de Jésus‑Christ a cessé le jour où nous avons confessé notre péché à notre céleste Père dans une prière. La vanité de notre vie s'est finie le jour où nous avons accepté par la foi que Dieu nous a pardonnés, car Jésus‑Christ a subi notre punition à notre place.

Mais le diable œuvre sans relâche ! Il veut nous décourager dans notre vie et il nous incite à revenir à notre vaine façon de vivre et notre vaine façon de penser. C'est pour cela que la Parole de Dieu nous adresse cette exhortation :

Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. (Éphésiens 4 : 17)

Notons qu'une marche païenne est définie par une vie où Dieu est exclu.

Ainsi, ne nous lassons pas de faire ce qui est juste devant Dieu car Il nous récompensera pour l'éternité.

1. La vanité n'apporte aucun secours

Une vie païenne est caractérisée par le fait que tout ce qui la constitue n'apporte aucun secours pour les vrais problèmes ; les problèmes dits « existentiels ». Sans réponse aux grandes questions de la vie (d'où je viens ? Ou je vais ?), notre âme est livrée à l'angoisse surtout dans les moments difficiles (ex : face au décès, aux maladies graves…). C'est dans ces épreuves que nous nous rendons compte qu'à part Dieu, rien ne peut soulager notre peine.

Il est écrit :

Car le secours de l'Égypte n'est que vanité et néant ; c'est pourquoi j'appelle cela du bruit qui n'aboutit à rien. (Ésaï 30 : 7).

Dans la Bible, les forces que nous puisons dans ce monde sont souvent représentées par l'Égypte. Or, Dieu les désapprouve, car Il attend que nous L'appelions au lieu de nous appuyer sur des personnes ou des forces terrestres (ex : l'argent).

Ne nous lassons donc pas de chercher du secours auprès de Dieu avec le même cœur que nous avions lorsque nous sommes venus à Lui la première fois. En effet, nous savons que Jésus est la réponse à tous nos problèmes, selon qu'il est écrit :

Je (Jésus) suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15 : 5)

2. La vanité est une vie de mensonge

Un deuxième aspect d'une vie païenne est que tout est mensonge, selon qu'il est écrit :

Oui, vanité, les fils de l'homme ! Mensonge, les fils de l'homme ! Dans une balance ils monteraient tous ensemble, plus légers qu'un souffle. (Psaume 62 : 9)

Si Dieu ne nous éclaire pas, nous serions totalement esclaves de ce monde. Ce monde qui nous fait croire que le bonheur se conjugue avec les verbes « posséder » et « consommer ».

Or une fois que nous avons possédé le dernier smartphone et que nous l'avons consommé 6 mois, la vanité de l'objet se fait cruellement ressentir. C'est là que la boucle recommence : la vanité de ce monde n'hésitera pas à créer en nous le besoin de posséder de nouveau l’objet qui se consommera en 6 mois.

La vanité de la marche du païen le tient prisonnier du mensonge. Ne nous lassons donc pas de méditer la Bible quotidiennement, car nous savons que nous avons besoin de nous libérer du mensonge qui tient ce monde captif, selon qu'il est écrit :

vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. (Jean 8 : 32)

3. La vanité produit la mort

Lorsque nous marchons dans le rejet de Dieu, notre vie ne porte aucun fruit, elle ne sert à rien et tout ce que nous faisons et en fin de compte, tout ce que nous sommes disparaîtra. Les meilleurs d'entre nous s'évertuent à agir du mieux que possible, mais au final, nous nous rendrons compte que cela ne sert à rien, car la mort emporte toute la récompense d'une vie besogneuse.

Le Livre de l’Ecclésiaste traite en profondeur de ce sujet délicat et l'une de ses conclusions est la suivante :

Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité. (Ecclésiaste 3 : 19)

Si le divin créateur ne donne pas un sens à notre vie, notre vie compte autant que celle des animaux. Ainsi notre ancienne marche à la manière des païens ne produisait rien qui empêcherait le temps de ne pas nous emmener vers la mort.

Ne nous lassons pas d'adorer le Prince de la vie (Actes 3 : 15) en particulier dans les assemblées avec les frères et sœurs. En effet, si nous passons par un moment difficile, le Seigneur a inventé la communion fraternelle pour chacun soit encouragé par ce qu'on voit de l'action de Dieu dans la vie des uns des autres.

C'est pour cela que le Seigneur nous exhorte à ne pas abandonner notre assemblée :

Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. (Colossiens 3 : 16).

Conclusion

Lorsqu'un frère est découragé, le diable le soumet à la tentation de penser que c'est en vain qu'il a marché avec Dieu ces derniers temps. Le diable susurre à son oreille que sa vie chrétienne est exactement la même que sa vie païenne : Dieu ne l'a pas aidé, les promesses ne sont pas vraies et au fond, suivre Dieu apporte la mort dans l'âme et non la joie d'une vie épanouie.

Si nous sommes dans cette situation délicate, faisons de la prière de David la notre lorsqu'il dit :

O Dieu ! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. (Psaume 51:10)

Redoublons de ferveur dans nos prières, car c'est comme cela que nous résisterons au diable comme le Seigneur nous y invite :

Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos coeurs, hommes irrésolus. (Jacques 4:7 -8)

C'est avec un cœur renouvelé et purifié que nous aurons d'autant plus de zèle à faire le bien.